Italie: l’AC Milan s’impose dans la douleur à Bologne et prend provisoirement la tête

Zlatan Ibrahimovic a parachevé le difficile succès de l’AC Milan face à une équipe de Bologne réduite à 9 sur sa pelouse, le 23 octobre 2021
/ © 2021 AFP

Très inconstant mais finalement efficace, le Milan AC a provisoirement repris à Naples la tête de la Serie A samedi en s’imposant difficilement 4-2 à Bologne à 11 contre 9, quatre jours après avoir concédé une troisième défaite en autant de matches en C1.

Toujours invaincus après neuf rencontres de championnat (huit victoires, un nul), les Milanais comptent un point d’avance sur Naples, qui se rend dimanche à Rome pour affronter la Roma, 4e du championnat à 18H00.

Comptant toujours de nombreux absents

dont les Bleus Mike Maignan, opéré du poignet, et Theo Hernandez, positif au Covid

les Milanais, avec en pointe au coup d’envoi Zlatan Ibrahimovic en petite forme malgré un but, ont beaucoup peiné pour venir à bout des Bolognais, pourtant très vite réduits à 10… et même à 9 en début de seconde mi-temps.

Les Rossoneri avaient pourtant rapidement pris les devants grâce à Rafael Leao (0-1, 15). A peine cinq minutes plus tard, nouveau coup dur pour Bologne, avec l’expulsion de l’ex-Lillois Adama Soumaoro pour une faute en position de dernier défenseur. A la 35e, les Milanais en ont profité pour doubler la mise par leur capitaine Davide Calabria (0-2).

Mais en quelques minutes au retour des vestiaires, les Milanais, faisant preuve d’une extraordinaire légèreté, ont encaissé deux buts, malgré leur supériorité numérique, sur un corner dévié dans ses cages par Ibrahimovic (1-2, 49), puis sur une action initiée par Arnautovic et conclue par Barrow (2-2, 51).

Peinant à se montrer dangereux, souvent brouillons et maladroits, même après l’exclusion de Soriano à la 57e pour une vilaine faute sur Ballo-Touré, les Milanais ont finalement été soulagés à la 84e par une belle volée d’Ismaël Bennacer à l’entrée de la surface (2-3). Cinq minutes plus tard, Ibrahimovic a conclu les débats d’une belle frappe enroulée (2-4, 89).

Suffisant pour l’emporter et oublier un moment les désillusions européennes, sûrement pas pour éteindre tous les doutes.