Italie: l’AC Milan résiste à la Juve (1-1), scotchée au fond du classement

Alvaro Morata, d’un joli piqué, ouvre le score pour la Juventus face à l’AC Milan à Turin, le 19 septembre 2021
/ © 2021 AFP

La Juventus et l’AC Milan se sont neutralisés (1-1) dimanche dans le choc de la 4e jourée de Serie A, un résultat qui fait davantage l’affaire des Rossoneri (2e) que des Bianconeri, toujours sans succès et scotchés dans les profondeurs du classement (18e).

Les premiers points abandonnés par Milan et la Roma (battue à Vérone 2-3) font les affaires de l’Inter Milan, leader provisoire à la différence de buts, et de Naples (3e, 9 pts), qui peut prendre seul la tête en cas de succès à Udine lundi.

La Juventus, elle, reste loin, encore au ralenti avec seulement deux points. La voilà 18e et relégable, à égalité de points avec Cagliari (19e) !

Les Turinois, dans la foulée de leur première victoire de la saison en Ligue des champions cette semaine (3-0 à Malmö), ont pourtant rapidement pris les devants grâce à Alvaro Morata (4e).

Sur ce contre rondement mené, l’Espagnol a montré qu’il avait de la vitesse pour résister à Theo Hernandez et du sang froid pour battre Mike Maignan d’un petit ballon piqué (4e).

La Juve, jouant bas et compact avec un milieu solide (Locatelli, Rabiot), a ensuite maîtrisé un match assez fermé, face à des Milanais un peu brouillons et assez inoffensifs en l’absence de Zlatan Ibrahimovic et Olivier Giroud (blessés).

Rebic autoritaire

Seul Sandro Tonali s’est montré dangereux sur trois frappes lointaines (3e, 24e, 43e).

Mais la première victoire en championnat qui se dessinait pour Massimiliano Allegri s’est envolée à un quart d’heure de la fin, sur une tête autoritaire d’Ante Rebic sur corner (76e).

“On a fait un bon match. La Juve a été mieux en première mi-temps mais on a mieux joué ensuite. Il nous manquait des joueurs importants, mais pas la qualité, les idées ni l’esprit”, s’est félicité l’entraîneur milanais Stefano Pioli.

Et sans un arrêt final du gardien Szczesny devant Pierre Kalulu (86e), cela aurait pu être pire pour la Juve.

De quoi laisser l’entraîneur bianconero “énervé” après le match: “On était un peu trop suffisants dans la phase défensive. La chose qu’il faut apprendre en vitesse est qu’il y a ce type de matches où, à la fin, tu dois être dur, méchant, attentif… Cela fait partie des progrès à faire pour plusieurs joueurs”, a lancé Allegri, admettant aussi s’être “trompé” sur les changements.

Selon les statistiques de la Ligue italienne, c’est seulement la quatrième fois de son histoire que la Juve ne réussit pas à gagner l’un de ses quatre premiers matches de championnat, la première fois depuis soixante ans !

Révolte de Vérone

La Roma de José Mourinho, qui comme Milan avait fait le plein jusqu’ici, a connu son premier revers, victime de la révolte de l’Hellas Vérone vainqueur 3-2 pour marquer ses premiers points du championnat.

Sous une pluie diluvienne, les Giallorossi ont ouvert la marque sur une talonnade de leur capitaine Lorenzo Pellegrini (36e).

Mais Igor Tudor, débarqué cette semaine pour remplacer Eusebio Di Francesco sur le banc de Vérone, a su trouver les mots pour relancer ses joueurs, conquérants après le repos. Antonin Barak (49e), Gianluca Caprari (54e) et Davide Faraoni (63e), d’une frappe magnifique, lui ont ainsi offert sa première victoire.

Face à un autre mal classé, Cagliari, la Lazio a également été bousculée et a dû s’employer à domicile (2-2) pour éviter une troisième défaite de rang, après ses revers à Milan (2-0) en Serie A puis contre Galatasaray (1-0) en Ligue Europa.

Les Laziali menaient grâce à une tête de l’inévitable Ciro Immobile (45e), pour son cinquième but de la saison.

Mais les Sardes, avec eux aussi un nouvel entraîneur pour rebondir (Walter Mazzarri a remplacé Leonardo Semplici), ont joliment renversé la situation grâce à Joao Pedro (46e) puis Keita Baldé (62e).

A l’énergie, les joueurs de Maurizio Sarri (suspendu après son exclusion à Milan la semaine dernière) ont sauvé un point grâce à l’entrant Danilo Cataldi (83e).