Incidents Nice-Marseille: “On ne se sentait pas en sécurité”, explique Mandanda

Incidents entre supporters niçois et joueurs après le jet d’une bouteille sur le Marseillais Dimitri Payet, le 22 août 2021 à l’Allianz Riviera
/ © 2021 AFP

“On ne se sentait pas en sécurité”, a expliqué lundi le capitaine de l’Olympique de Marseille Steve Mandanda pour expliquer la décision de son équipe de ne pas retourner sur le terrain après les incidents à Nice dimanche soir.

“Ce que j’ai dit au délégué (du match), c’est que pour nous les joueurs, notre sécurité, elle n’y était plus. On s’est retrouvé en danger parce qu’on a eu pas mal de nos joueurs qui ont été visés, touchés”, a expliqué le gardien de but dans une vidéo diffusée sur le site internet de l’OM.

Le match de la 3e journée de Ligue 1 opposant Nice aux Olympiens a d’abord été interrompu à la 75e minute après que des supporters ont envahi le terrain à la suite d’un incident qui a mis le feu aux poudres : une énième bouteille en plastique lancée sur le joueur marseillais Dimitri Payet, que ce dernier a renvoyée vers la tribune. Les Niçois menaient 1-0.

Après plus d’une heure et demie d’interruption, la rencontre a été définitivement arrêtée quand l’arbitre, Benoît Bastien, a mis le ballon au poteau de corner et constaté l’absence des Marseillais.

“Les arbitres étaient d’accord avec nous pour interrompre le match parce qu’ils estimaient que la sécurité n’y était pas. Le délégué a répondu que par rapport à la discussion avec le préfet et le service de police, ils estimaient que c’était possible. Mais, comme je leur ai dit: +Vous n’avez pas vécu ce que nous avons vécu sur le terrain+”, a affirmé Mandanda.

Le capitaine marseillais a rappelé que des jets de projectiles avaient déjà émaillé le premier match de championnat de l’OM cette saison, le 8 août à Montpellier. Après une interruption d’une dizaine de minutes, le match avait finalement repris et Marseille s’était imposé 3-2.

“On s’est retrouvé déjà à Montpellier avec Val (Valentin Rongier, NDLR) qui a été touché (au visage), ensuite (à Nice) moi j’ai été souvent visé depuis le début du match et ensuite c’est arrivé sur Dim (Dimitri Payet, NDLR). Ensuite les supporters qui rentrent… C’est complètement inadmissible”, a poursuivi le gardien international de 36 ans.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nice et les deux équipes, convoquées dès mercredi par la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP), s’exposent à des sanctions.