Incidents de Paris FC-Lyon: deux supporters ultras seront jugés pour violences en réunion

Des incidents entre supporters ont émaillé la rencontre de Coupe de France entre le Paris FC et l’Olympique lyonnais au stade Charléty de Paris le 17 décembre 2021.
/ © 2021 AFP

Deux supporters parisiens ultras seront jugés ultérieurement pour violences en réunion à la suite des incidents survenus en tribune lors du match de football entre le Paris FC et l’Olympique Lyonnais, au stade Charléty à Paris, a-t-on appris mercredi auprès du parquet.

Ils ont été placés sous contrôle judiciaire mercredi dans l’attente de leur procès, avec notamment interdiction de paraître dans un stade ou aux abords, a ajouté le parquet de Paris, sollicité par l’AFP.

Tous deux avaient été interpellés mardi matin avec un troisième supporter parisien, qui a été relâché plus tard dans la journée. Les poursuites contre ce dernier ont été abandonnées, faute d’infraction suffisamment caractérisée.

Vendredi soir, à la mi-temps du 32e de finale de Coupe de France entre le PFC (L2) et l’OL, des fumigènes avaient été lancés aux abords du parcage des supporters lyonnais et des bagarres avaient éclaté en tribunes, entraînant des mouvements de foule, le déploiement des forces de l’ordre et faisant deux blessés.

Deux bombes agricoles avaient également explosé et le match avait été interrompu sur le score de 1-1 alors que la seconde période s’apprêtait à démarrer.

Le parquet de Paris a ouvert samedi une enquête pour violences volontaires au sein d’une enceinte sportive ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours au lendemain des incidents, qui ont fait deux blessés.

Aucune interpellation n’a eu lieu sur le moment.

Selon une source proche du dossier, “des ultras du Paris SG ont pu être identifiés sur les vidéos” des incidents, tandis que les ultras lyonnais “voulaient en découdre Gare de Lyon” à leur arrivée dans la capitale.

L’OL a annoncé qu’il allait interdire à ses groupes de supporters de se déplacer pour les matches à l’extérieur.

Le Collectif Ultras Paris (CUP), le seul groupe d’ultras reconnu par le PSG, a réagi mardi après-midi, sur Twitter, en affirmant qu’en “aucun cas, il ne cautionnait les actes de violence commis” vendredi.

Lundi, la Fédération française de football (FFF) avait annoncé l’ouverture d’une instruction et qu’elle rendrait ses décisions le 28 décembre, portant notamment sur le sort de la rencontre et les éventuelles responsabilités des clubs.