Girondins de Bordeaux: la ville “partenaire actif”, déjà en contact avec deux repreneurs potentiels, selon son maire

Le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, lors d’une interview dans son bureau à Bordeaux, le 13 juillet 2020
/ © 2021 AFP

La ville de Bordeaux est “partie prenante pour le choix du futur repreneur des Girondins de Bordeaux” et est déjà en contact avec deux candidats, a affirmé vendredi à la presse le maire Pierre Hurmic.

Le repreneur devra faire preuve d’un “attachement au club, d’un amour du foot et d’une volonté de territorialisation de ce club”, lâché la veille par son propriétaire, le fonds d’investissement américain King Street, a ajouté l’élu écologiste.

Les deux repreneurs potentiels, a ensuite précisé M. Hurmic, sont Bruno Fiévet et Pascal Rigo, deux investisseurs qui ont fait fortune à l’étranger et ont des attaches girondines. Et “il y en aura peut-être d’autres”.

Le Girondin Pascal Rigo est un homme d’affaires qui possède des chaînes de restaurants et boulangerie aux Etats-Unis, tandis que Bruno Fievet est un entrepreneur installé en Suisse.

Donnant un coup de griffe à Alain Juppé, maire de Bordeaux au moment où King Street avait racheté le club à M6, Pierre Hurmic a affirmé que “la mairie ne sera pas une chambre d’enregistrement comme par le passé mais un partenaire tout à fait actif”. Alors dans l’opposition, Pierre Hurmic avait voté contre la reprise du club en septembre 2018 par le fonds américain.

“La mairie de Bordeaux à une vision de ce que doit être un club inséré dans sa ville. Les Girondins vont fêter leur 140e anniversaire cette année, ils font partie de notre patrimoine, font partie de l’âme de la ville de Bordeaux”, a insisté M. Hurmic.

“Manque d’élégance”

“Il est totalement exclu que l’on puisse accepter qu’un club comme celui-là soit vendu au plus offrant et à de nouveaux fonds spéculatifs, ou des fonds de pension américains”, a-t-il dit.

Il a estimé que ce départ de King Street était un “échec politique, économique, sportif mais aussi éthique dans la gestion du club”, y voyant “à la fois un gâchis et une opportunité”.

Le timing du départ de King Street “manque d’élégance et je suis poli”, a-t-il lancé: “on ne quitte pas comme ça, à la fin d’un championnat”.

King Street a annoncé jeudi soir qu’il ne souhaitait plus financer le club, plongeant les Girondins dans l’incertitude au moment où ils luttent pour leur maintien en L1.

Le club est maintenant entre les mains du tribunal de commerce de Bordeaux qui a nommé un mandataire ad hoc, chargé de trouver une solution à sa situation financière, aggravée par la pandémie de Covid-19, une solution qui passe très certainement par la recherche d’un repreneur.

Le “tribunal de commerce est parfaitement capable de faire en sorte que le club soit transmis à un repreneur sérieux”, a estimé M. Hurmic.

Le retrait de King Street intervient dans un contexte de crise sportive aiguëBordeaux est 16e de L1 et pas assuré du maintienet de très fortes tensions entre le président Frédéric Longuépée et les Ultramarines, le principal groupe de supporters, exacerbées depuis fin 2019 et une affaire de billetterie.