Foot: trouble agression d’une joueuse du PSG, une coéquipière interpellée

Kheira Hamraoui sous le maillot du Paris Saint-Germain contre les Chicago Red Stars à Louisville, aux Etats-Unis, le 21 août 2021
Par Jeremy TALBOT / © 2021 AFP

La section féminine du Paris SG se trouve plongée dans la stupeur après l’agression la semaine dernière de Kheira Hamraoui, internationale française victime d’un violent guet-apens, une trouble affaire dans laquelle sa coéquipière Aminata Diallo a été interpellée mercredi.

Sur les terrains, sportivement, Hamraoui et Diallo sont en concurrence pour un poste au milieu de terrain du Paris SG, mais aussi au sein de l’équipe de France féminine.

Mais c’est pour un fait divers hors des terrains que leurs noms sortent aujourd’hui au grand jour.

Jeudi dernier, les deux joueuses rentraient ensemble, dans un même véhicule, d’un dîner organisé par leur club, lorsqu’elles ont été victimes d’une agression. Des inconnus masqués s’en sont pris à Hamraoui, la frappant au niveau des jambes avec des barres de fer, selon le récit fait par le journal L’Equipe, que des sources proches du dossier ont pu confirmer à l’AFP.

Diallo, elle, aurait été retenue par les agresseurs, mais pas victime de violences physiques elle-même, a précisé à l’AFP une source au sein du club.

L’affaire, connue de l’ensemble des joueuses du club, n’a pas empêché le PSG de passer avec brio son premier test européen de la saison, mardi soir contre le Real Madrid (4-0) en Ligue des champions devant plus de 16.000 supporters au Parc des princes.

Hamraoui, officiellement indisposible pour “raisons personnelles”, avait laissé ce soir-là sa place sur le terrain à Diallo, sa doublure habituelle en club, qui a disputé la rencontre quasiment en intégralité.

Mercredi matin, cette dernière (26 ans) a été interpellée à Marly-le-Roi (Yvelines) et placée en garde à vue par la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Versailles, saisie par le parquet de Versailles, a-t-on appris auprès d’une source ayant connaissance du dossier.

Ce développement inattendu a fait réagir le club qui, jusqu’à présent, considérait Diallo comme une des victimes de l’agression.

Hamraoui titulaire, Diallo en doublure

Le PSG s’est exprimé via un communiqué où il “prend acte de la mise en garde àvue” de la milieu de terrain, tout en condamnant “avec la plus grande fermeté les violences commises” la semaine passée. “Depuis jeudi 4 novembre au soir, le club a pris toutes les dispositions nécessaires pour garantir la santé, le bien-être et la sécurité de ses joueuses”, a-t-il ajouté.

Revenue cet été à Paris, après un premier passage dans la capitale (2012-2016), Hamraoui s’est imposée comme une titulaire à 31 ans chez les championnes de France en titre, après avoir remporté la Ligue des champions féminine avec le FC Barcelone en mai dernier.

Longtemps snobée par la sélectionneuse Corinne Diacre, elle a été rappelée en équipe de France en octobre, après deux ans et demi d’absence. Mais elle n’a pas pu honorer la convocation en raison d’une blessure.

Corinne Diacre avait alors rappelé en renfort… Diallo, dont la septième et dernière sélection remontait à avril 2018. La Parisienne, prêtée ces derniers mois aux Royals Utah (États-Unis) et à l’Atlético Madrid (Espagne), n’a cependant pas eu la moindre minute de jeu.

La piste d’une rivalité interne au PSG, avancée par une source auprès de L’Equipe, a ravivé le souvenir de l’affaire Harding-Kerrigan qui avait secoué le monde du patinage artistique avant les Jeux olympiques d’hiver de 1994.

La patineuse américaine Nancy Kerrigan, médaillée d’argent durant cette olympiade, avait été agressée quelques semaines plus tôt à la barre de fer, au niveau d’une jambe, lors d’un guet-apens orchestré par l’entourage de Tonya Harding, une de ses rivales sur la glace.