Foot: pas de stars ni de favoris chez les messieurs aux JO-2020, les Américaines en imposent

Arrivée d’André-Pierre Gignac et des autres membres de l’équipe de France à l’aéroport de Narita, au Japon, le 17 juillet 2021
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Posé au beau milieu d’un calendrier international surchargé et hors des dates Fifa qui obligent les clubs à libérer leurs joueurs, le tournoi olympique de football n’a pas attiré de grandes stars à la différence du tournoi féminin qui débute mercredi et pourrait revenir aux Américaines, emmenées par l’incontournable Megan Rapinoe.

Neymar, Salah, Mbappé… Eux et d’autres stars du ballon rond ont à un moment ou à un autre dit qu’ils aimeraient aller à Tokyo disputer les JO. Mais aucun ne sera finalement au Japon, rattrapés au bout d’une saison épuisante par les intérêts de leurs clubs, que rien ne contraignait à les laisser partir.

L’équipe de France est l’un des symboles de ce bras de fer entre clubs et sélection. Le coach des Bleus Sylvain Ripoll aurait aimé ainsi emmener Eduardo Camavinga, Jonathan Ikoné ou Aurélien Tchouaméni. Il est finalement parti avec Alexis Beka Beka (Caen/Ligue 2), Enzo Le Fée (Lorient) ou Ismaël Doukouré (Valenciennes/L2).

Versés dans le groupe A avec le Japon, ambitieux pays-hôte, l’Afrique du Sud, dont deux joueurs et un membre du staff, positifs au Covid-19, ont été placés à l’isolement à leur arrivée au Village olympique, et le Mexique, les Français ont tout de même des arguments avec le champion du monde Florian Thauvin et l’ancien international André-Pierre Gignac, tous deux retenus parmi les trois joueurs de plus de 23 ans autorisés.

Champion olympique en titre, le Brésil aura comme principale tête d’affiche l’immortel Dani Alves (38 ans), qui cherchera à ajouter un sacre olympique à son incroyable palmarès, le plus riche du football mondial.

Les Américaines favorites

L’hétérogénéité des effectifs retenus rend difficile de dégager un favori parmi les 16 équipes du tournoi masculin, mais l’Espagne pourrait tirer son épingle du jeu, avec plusieurs joueurs ayant participé à l’Euro, comme le gardien Unai Simon, les attaquants Dani Olmo et Mikel Oyarzabal, ou le talentueux milieu Pedri.

Chez les femmes en revanche, une équipe se dégage très nettement, celle des Etats-Unis, double championne du monde en titre et quatre fois championne olympique.

Comme si leur palmarès ne suffisait pas, les Américaines ont en plus une revanche à prendre. Au moins finalistes lors des cinq premières éditions du tournoi olympique féminin (quatre titres et une finale), elles ont chuté dès les quarts de finale en 2016 à Rio. C’était face à la Suède, qui sera justement leur premier adversaire dans le groupe G, dès le 21 juillet à Tokyo.

Pour aller au bout de sa mission médaille d’or, “Team USA” comptera comme d’habitude sur ses attaquantes, comme Megan Rapinoe et Alex Morgan, dont la fille est née en mai 2020 et qui n’aurait pas été là sans le report des JO.

Les deux méga-stars disputeront au Japon leurs troisièmes JO. Pour leurs coéquipières Carli Lloyd et Tobin Heath, ce seront même les quatrièmes.