Foot: Messi à Paris, en territoire ami

L’Argentin Lionel Messi lors d’une conférence de presse au stade du Camp Nou de Barcelone le 8 août 2021 en Espagne.
Par Patxi VRIGNON-ETXEZAHARRETA / © 2021 AFP

De son ex-coéquipier Neymar à ses compatriotes argentins Angel Di Maria, Mauro Icardi, Leandro Paredes ou Mauricio Pochettino en passant par les anciens pensionnaires du centre de formation catalan Xavi Simmons ou Rafinha, Lionel Messi connaît déjà beaucoup de monde au Paris Saint-Germain.

Neymar, la coqueluche

Depuis que le Brésilien a quitté Barcelone en 2017, les deux hommes sont restés très proches, et les appels du pied se sont multipliés pour reformer le duo à Paris ou en Catalogne.

“Ils disaient qu’on ne s’entendrait pas. Le reste appartient à l’histoire”, résumait Neymar dans un tweet accompagné d’une photo des deux stars, en 2017.

“Leo a été un gars très spécial pour moi à Barcelone. Au moment où j’avais le plus besoin de soutien, l’homme de l’équipe, le meilleur joueur du monde, m’a apporté son soutien”, avait soufflé “Ney”, très ému, dans un entretien à l’émission brésilienne Esporte Espetacular en mars 2019.

En juin 2019, deux années après le départ de Neymar au PSG, Messi avait confié à Fox Sports qu’il était toujours en contact avec le prodige brésilien: “On continue à parler et on a même un groupe WhatsApp, Luis (Suarez), lui et moi. Il s’appelle les Sud-Américains, les trois +Sudacas+, quelque chose comme ça”.

La connexion albiceleste

En plus de son ami Neymar, Messi va retrouver une grosse concentration d’Argentins à Paris.

A commencer par son acolyte Angel Di Maria, unique buteur de la finale de la Copa America remportée (1-0) par l’Agentine face au Brésil en juillet, le premier titre de cette génération sous le maillot albiceleste. Une vieille amitié avec un joueur né dans la même ville que lui, Rosario, mais passé par le club rival des Newell’s Old Boys, Rosario Central.

Messi va aussi se rapprocher de Leandro Paredes, qu’il côtoie en équipe nationale, tout comme Mauro Icardi, qu’il avait déjà croisé quand ce dernier évoluait dans le centre de formation du Barça (2008-2011).

Et il sera surtout dirigé par un technicien issu du même creuset que le sien: Mauricio Pochettino, un autre Argentin passé lui aussi par Barcelone, mais par l’Espanyol… qui a à plusieurs reprises affirmé qu’il “rêverait d’entraîner” Messi, le “meilleur joueur du monde”.

L’héritage de la Masia

Outre Icardi, qu’il a déjà vu à la Masia, Messi va aussi croiser d’anciennes pépites du centre de formation catalan, Xavi Simons et Rafinha.

Même si seize années séparent Messi de Simons, l’Argentin a croisé la grande promesse néerlandaise sur les terrains de la Masia entre 2010 et 2019, date de son départ vers le PSG.

Le 18 septembre 2019, pour son premier match en Youth League avec Paris, Simons avait marqué un but dans la défaite 2-1 face au Real Madrid, puis avait déclaré dans la foulée: “Tout le monde rêve de jouer avec Messi. Mais parfois, il faut savoir choisir un autre chemin. J’ai décidé de m’embarquer dans une autre aventure”, confiait le jeune prodige, qui croyait alors avoir dit adieu à ses rêves d’évoluer un jour avec la “Pulga”.

Concernant l’Hispano-Brésilien Rafinha, Messi le connaît bien: formé au Barça, il a été son coéquipier en équipe première blaugrana entre 2014 et 2018, puis en 2018-2019.

Ramos et Navas, ex-meilleurs ennemis

A Paris, Messi retrouvera également deux de ses “meilleurs ennemis” qui lui rappelleront les années d’or de la rivalité BarçaReal: Keylor Navas, le gardien des trois Ligues des champions consécutives glanées par la “Maison blanche” sous Zinédine Zidane (2016-2018), et surtout Sergio Ramos, le capitaine emblématique du Real Madrid depuis près de dix ans et qui a lui aussi fait le voyage vers la capitale française cet été.

Les deux hommes, qui se sont souvent croisés sur les terrains en Espagne et sur la scène européenne, ont laissé quelques accolades, mais aussi une image forte, tête contre tête: le 2 mars 2019, juste avant la pause de ce clasico, Ramos s’était fendu d’un coup de coude limite, qui avait laissé Messi au sol, la bouche en sang.