Foot: Henry et Karchaoui, positives au Covid, ne rejoignent pas les Bleues

La milieu de terrain française Amandine Henry contre l’Autriche, le 27 novembre 2020 à Guingamp
/ © 2021 AFP

Deux membres de l’équipe de France féminine de football et du club de Lyon, Sakina Karchaoui et la capitaine Amandine Henry, testées positives au Covid, ne rejoindront pas le stage des Bleues, a annoncé samedi la Fédération française de football (FFF).

Les deux sont positives à la suite de tests effectués par l’OL, dont le président, Jean-Michel Aulas, avait regretté la convocation de ses joueuses alors qu’elles étaient cas contacts à la suite de contamination au sein du club lyonnais.

La convocation des joueuses lyonnaises pour les matchs amicaux du mois d’avril contre l’Angleterre et les États-Unis avait provoqué des remous entre la fédération et l’OL, touché par une vague de Covid, plus particulièrement entre la sélectionneuse, Corine Diacre, et Aulas.

La coach avait dû renoncer à Wendie Renard, Amel Majri et Delphine Cascarino, contaminées par le virus, mais avait convoqué lundi Henry, Karchaoui et l’attaquante Eugénie Le Sommer.

Une demande jugée “pas raisonnable” par le dirigeant rhodanien. “Les Lyonnaises cas contact mais dans la liste des Bleues contre l’Angleterre et les États Unis: tout ceci n’est pas très prudent”, avait-il écrit sur Twitter.

“Dans la mesure où les joueuses lyonnaises, après un isolement de sept jours, pourront présenter un test PCR négatif, il n’y avait aucune raison de se poser des questions ou de douter”, s’était justifiée Diacre jeudi, lors de la présentation de sa liste.

Plus tôt samedi l’OL avait annoncé avoir détecté quatre nouveaux cas positifs au Covid-19 après les derniers tests PCR effectués dans son effectif féminin, portant le nombre de cas à 14 au total entre joueuses et membres de l’encadrement.

Dans un communiqué, le club lyonnais s’est étonné que “malgré les nombreuses recommandations préalables à la divulgation des listes, certains sélectionneurs aient pu convoquer des joueuses de son effectif sans tenir compte de la situation extrêmement critique qui touche actuellement l’ensemble de son groupe professionnel”.

Le 21 mars, le choc du championnat de France féminin entre Lyon et Paris Saint-Germain avait été reporté en raison de cas de Covid dans l’effectif parisien et le 31 mars, c’est le quart de finale retour de Ligue des Champions qui était à son tour ajourné pour des cas de coronavirus dans le groupe lyonnais.

L’OL rappelle que l’ensemble de son effectif est à l’isolement.

Dans un communiqué, l’OL avait “regret(té) qu’aucun échange n’ait été initié préalablement à la convocation des joueuses dans la sélection française afin de tenir compte d’une situation qui non seulement pourrait pénaliser l’OL mais aussi le PSG et tous les autres joueuses sélectionnées”.

Les Françaises doivent recevoir l’Angleterre vendredi à Caen puis, normalement, les Etats-Unis au Havre le mardi 13 avril, si la pandémie de coronavirus ne perturbe pas le programme.

En février, les restrictions sanitaires avaient entraîné l’annulation du Tournoi de France après les défections de l’Islande et de la Norvège. La FFF l’avait remplacé par une double confrontation en amical contre la Suisse (2-0, 2-0).