Foot: Arsenal, Liverpool, Tottenham et Manchester United se retirent à leur tour de la Super Ligue

L’Emirates Stadium, où joue le club Arsenal, le 19 avril 2021
/ © 2021 AFP

Après Manchester City en début de soirée, Liverpool, Manchester United, Tottenham et Arsenal ont annoncé mardi leur retrait du projet controversé de Super Ligue européenne dissidente, dans des communiqués distincts.

“Après vous avoir écouté, ainsi que la communauté élargie du football ces derniers jours, nous nous retirons de la Super Ligue envisagée. Nous avons fait une erreur et nous nous excusons pour cela”, ont même tweeté les Gunners pour accompagner leur déclaration.

“Manchester United ne participera pas à la Super Ligue. Nous avons entendu la réaction de nos fans, du gouvernement britannique et d’autres importantes parties prenantes”, ont de leur côté indiqué les Red Devils.

“Liverpool peut confirmer que son implication dans le projet de Super Ligue européenne a été stoppée”, indique le communiqué des champions d’Angleterre en titre.

Pour Tottenham, c’est le président du club Daniel Levy qui est cité dans le communiqué pour “regretter l’anxiété et les bouleversements causés par ce projet de Super Ligue européenne”: “Nous pensions qu’il était important que notre club participe aux développement d’une possible nouvelle structure”, a-t-il expliqué.

Chelsea, dernier club anglais impliqué, devrait bientôt leur emboîter le pas, selon les médias.

Après ces annonces, il ne resterait que six clubs engagés dans la Super Ligue: le Real Madrid, le FC Barcelone, l’Atlético Madrid, l’AC Milan, l’Inter Milan et la Juventus.

L’annonce de cette ligue semi-fermée où 15 places sur 20 seraient réservées chaque année aux mêmes équipes fondatrices avait fait l’effet d’une bombe, mais l’onde de choc est revenue avec force à la figure des clubs anglais.

“Ces derniers jours nous ont montré encore une fois la profondeur des sentiments que nos supporters à travers le monde ont pour ce grand club et ce sport que nous aimons”, a poursuivi Arsenal, sur un ton très contrit.

Le tollé qui a suivi l’annonce du format envisagé a gagné aussi bien les sphères sportives que médiatique et politique, ne trouvant pratiquement personne pour le défendre.

Même le Premier ministre Boris Johnson s’était engagé à ce que le gouvernement fasse tout son possible et “n’écarte aucune mesure”, pas même législative, pour contrecarrer ce projet jugé contraire aux valeur du sport.

Le mécontentement a culminé dans une manifestation d’un millier de personnes devant Stamford Bridge avant le match entre Chelsea et Brighton, qui ont temporairement bloqué le bus des Blues.

Préparé manifestement dans le plus grand secret par les propriétaires des clubs, ce projet avait mis entraîneurs et joueurs, maintenus dans l’ignorance, en porte-à-faux.