Foot: Andy Cole demande à la fédération anglaise de prendre au sérieux la diversité

L’ex-gloire de Manchester United Andy Cole est félicité par Park Ji-Sung pendant un match de charité entre les “légendes” de United et celles du Bayern Munich, le 14 juin 2015 à Old Trafford
/ © 2020 AFP

Andy Cole, ancienne gloire de Manchester United, a exhorté mercredi la Fédération anglaise à prendre au sérieux la question de la diversité alors que s’ouvre la succession de l’ex-président Greg Clarke, contraint à la démission mardi après des propos racistes.

Les instances dirigeantes “parlent de diversité depuis un certain temps. Maintenant qu’elles sont en mesure de voir comment elles peuvent avancer à la FA (fédération anglaise de football, ndlr), qu’est-ce qu’elles sont prêtes à faire à ce sujet ?”, s’est interrogé l’ancien international anglais sur la chaîne de télévision britannique BBC.

Le joueur au 121 buts en 275 apparitions sous le maillot des Red Devils s’attend à des progrès visibles “dans six mois”, estimant que cela “dépend entièrement” de la fédération.

Habitué à “porter des t-shirts une fois par an ou autre” lorsqu’il était joueur pour combattre le racisme, Andy Cole a souligné que ce genre d’action n’était aujourd’hui plus suffisant. “Nous devons progresser.”

La démission de Greg Clarke est intervenue après qu’il ait employé des expressions à caractère raciste lundi au cours d’une audition par le Comité du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS) de la Chambre des communes, sur l’avenir du football anglais, telle que “coloured people” (que l’on peut traduire par “personnes de couleur”), jugée raciste en anglais.

Celui qui est également vice-président de la FIFA a aussi mentionné, pendant la même audition, le manque de professionnalisme des joueurs d’origine asiatique, dû selon lui à “des intérêts de carrière différents”, et a en outre décrit le fait d’être gay comme un “choix de vie”.

Avant Cole d’autres voix s’étaient élevées, à l’image de son ancien coéquipier à Manchester United, Gary Neville, qui avait de nouveau estimé qu’une gouvernance extérieure et indépendante était nécessaire pour le football.