Euro: les Gallois presque en huitièmes après avoir battu les Turcs

La joie des Gallois, après le 2e but marqué par le défenseur Connor Roberts, contre la Turquie à l’Euro 2020, le 16 juin 2021 à Bakou
/ © 2021 AFP

Malgré un pénalty complètement raté de Gareth Bale, double passeur décisif par ailleurs, le pays de Galles a pris une très belle option sur les huitièmes de finale de l’Euro en l’emportant (2-0) contre la Turquie, mercredi à Bakou.

Auteurs d’un nul méritoire face aux Suisses (1-1) lors du premier match du groupe A, les Gallois prennent provisoirement la tête avec 4 points, devant l’Italie, opposée à la Suisse en soirée et qu’ils iront défier à Rome pour le dernier match de poule.

Dans une formule qui qualifie 16 des 24 équipes en lice au départ, les Dragons sont assurés de ne pas finir derniers et ont de très bonnes chances d’être dans les 4 meilleurs troisièmes, au pire.

Et même si les Turcs, écrasés (3-0) par l’Italie en ouverture, ont été une nouvelle fois plutôt décevants, un petit air de 2016 a soufflé sur Bakou, avec une prestation globalement excellente de Bale.

Certes, le pénalty qu’il a envoyé dans les nuages, après l’avoir obtenu, à l’heure de jeu, aurait pu coûter très cher et sa tête à la 78e aurait pu être placée ailleurs que dans les gants d’Ugurkan Cakir.

Mais en première période, il avait été magistral à la baguette, délivrant trois passes absolument délicieuses dans le dos de la défense à Aaron Ramsey.

Le joueur de la Juventus a vendangé les deux premières, mais converti la troisième à trois minutes de la pause (1-0, 42e) pour permettre aux siens de confirmer que les demi-finalistes d’il y a cinq ans, ne sont pas venus faire de la figuration.

Dans le temps additionnel, sur un corner joué astucieusement, c’est encore lui qui a servi en retrait Connor Roberts pour le 2-0.

Avec 0 point et une différence de but de

5, l’avenir des Turcs dans cet Euro semble désespéré, même s’ils pourraient jouer une sorte de “finale pour la 3e place” contre la Suisse, si elle ne bat pas l’Italie, lors de la dernière journée, dimanche.

Le sélectionneur Senol Gunes avait choisi de se passer du défenseur central Merih Demiral, auteur d’un but contre son camp contre l’Italie, et de l’attaquant de Lille Yusuf Yazici.

Mais le manque de tranchant offensif encore affichéils n’ont pratiquement été dangereux que sur coups de pied arrêtés, comme ce corner de la 88e sur lequel Danny Ward a réalisé une belle paradeet les problèmes d’alignement défensifs sont de grosses hypothèques sur leur avenir dans ce tournoi.