Euro Espoirs: Les Bleuets respirent mieux

La joie du milieu de terrain français Jonathan Ikoné, après avoir marqué sur pénalty face à la Russie, lors de leur match de l’Euro-Espoirs, le 28 mars 2021 à Szombathely (Hongrie)
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Les Bleuets étaient sous pression mais ils ont réagi avec autorité: bien meilleure que lors de sa défaite initiale contre le Danemark, l’équipe de France Espoirs a battu la Russie 2-0 dimanche à Szombathely et est désormais bien placée en vue d’une qualification pour la phase finale.

Il n’y a pas encore de qualifiés dans le groupe C et tout se jouera mercredi lors de la 3e journée. Mais en cas de victoire à Gyor contre les Islandais, déjà battus deux fois, les Français seront assurés de revenir en Hongrie à la fin du mois de mai pour y jouer les quarts de finale de cet Euro découpé en deux tranches.

En gagnant un peu plus tôt face à l’Islande, le Danemark n’avait pourtant pas laissé énormément de choix aux Bleuets: battus ils étaient éliminés, avec un nul ils l’étaient presque.

Alors quand dès la 4e minute, Zakharian s’est présenté devant Lafont pour un face-à-face difficile à rater, on a pensé que l’histoire hongroise des jeunes Français allait tourner court. Mais le gardien nantais a fait l’arrêt qu’il fallait et les coéquipiers du néo-capitaine Koundé ont pu entrer dans leur match.

Et il a été bien différent de celui, très pauvre pour une sélection de ce calibre, proposé jeudi contre le Danemark.

Entre mécontentement et richesse de son réservoir, Ripoll avait changé près de la moitié de son équipe de départ et intégré cinq nouveaux titulaires, avec notamment un milieu totalement renouvelé. Exit Camavinga, Kamara et Guendouzi, tous neutres ou décevants contre le Danemark, et place à Tchouaméni et Soumaré.

Deux penaltys

Devant, l’indispensable Ikoné épaulait Edouard dans un quasi 4-4-2 et, à droite, Dagba apportait l’allant offensif qui avait logiquement manqué à Fofana, défenseur axial, lors du premier match. Peut-être moins cotés que d’autres, Konaté et Soumaré ont quant à eux apporté une dimension physique supplémentaire au milieu de terrain et ont joué des épaules, mais pas seulement, pour faire mal aux Russes.

Au total, les Français ont amené plus de variété, de dynamisme et de jeu vers l’avant, dans un match rendu plus ouvert aussi par les Russes, bien moins rigoureux que les très sérieux Danois.

Tout cela s’est traduit par une domination assez franche et par deux penaltys, tous les deux concédés par le latéral droit Maslov, qui a passé une soirée compliquée.

A la 15e minute, il a d’abord crocheté Edouard, qui a lui-même transformé la sanction. Puis à la 24e minute, Ikoné a doublé la mise d’une panenka parfaite après une main de Maslov sur une frappe de Gouiri.

A la pause, les Français étaient donc en contrôle du match, mais leur marge n’était finalement pas immense. Les Russes ont commencé à pousser un peu plus, les Bleuets ont moins bien tenu le ballon et à l’heure de jeu, Ikoné, vrai patron, a dû rappeler qu’il fallait “jouer un peu, les gars”.

Les Bleuets l’ont fait, sans briller particulièrement mais en empêchant les Russes d’y croire tout à fait, avant une fin de match de nouveau maîtrisée et plus tranquille.

Face à l’Islande, l’équipe de Ripoll doit désormais enfoncer le clou. La profondeur de l’effectif français a permis au sélectionneur de faire déjà tourner et la mission semble loin d’être insurmontable contre une sélection quasi-éliminée et manifestement en retrait.