La joie des joueurs italiens, qualifiĂ©s pour l’Euro-2020 après leur victoire face Ă  la Grèce, le 12 octobre 2019 Ă  Rome
Par Stanislas TOUCHOT / © 2019 AFP

Les Azzurri sont de retour Ă  la table des grands! En battant la Grèce 2-0 samedi Ă  Rome, l’Italie s’est qualifiĂ©e pour la phase finale de l’Euro-2020, dont elle sera l’un des 12 pays-hĂ´tes, et a laissĂ© derrière elle le cauchemar de son Ă©limination en barrages d’accession au Mondial-2018.

“Qui c’est les plus forts ? Évidemment c’est les Verts !” Vert comme la couleur de l’Ă©tonnant maillot portĂ© samedi au Stade Olympique et qui n’avait Ă©tĂ© celle de l’Italie qu’une seule fois jusque-lĂ , en 1954.

Mais en finissant par prendre la mesure d’une Ă©quipe de Grèce peut-ĂŞtre un peu plus coriace que prĂ©vu, les joueurs de Roberto Mancini ont confirmĂ© qu’ils Ă©taient bien les meilleurs du groupe J.

Avec sept victoires en sept matches, ils sont en effet assurĂ©s de l’une des deux premières places et termineront Ă  coup sĂ»r en tĂŞte s’ils battent mardi le Liechtenstein, une formalitĂ© a priori.

Les Italiens reviendront donc Ă  Rome, oĂą ils joueront au moins deux de leurs trois matches de poule lors de l’Euro au mois de juin prochain.

Cette qualification acquise avec trois journĂ©es d’avance, dans un groupe certes Ă  sa main, est un record pour l’Italie. Elle est surtout une superbe rĂ©compense pour Roberto Mancini, qui a reconstruit une Ă©quipe solide et conquĂ©rante sur les ruines laissĂ©es par son prĂ©dĂ©cesseur Gian Piero Ventura, l’homme qui a Ă©chouĂ© Ă  emmener la Nazionale Ă  la Coupe du Monde 2018, une première depuis 1958.

Le souvenir de 1968

La qualification Ă©tait attendue et ils Ă©taient venus Ă  plus de 55.000 pour voir ça. L’ambiance a Ă©tĂ© belle, le Stade Olympique Ă©tait bien plein, Rome et la Nazionale Ă©taient heureux de se retrouver après quelques annĂ©es de sĂ©paration et tout le monde avait envie de fĂŞter la qualification. Seulement voilĂ , il y avait un match Ă  jouer et il a longtemps Ă©tĂ© très pauvre.

Les moments forts de la première période ont ainsi été une belle parade de la main gauche de Donnarumma devant Limnios (12e), la blessure de Chiesa, remplacé par Bernardeschi, deux ou trois audaces de Verratti mais plus proches de son but que de celui de Paschalakis, et une ola.

Après la pause, l’Italie a augmentĂ© un tout petit peu la pression et cela a suffi pour renverser la Grèce, fragile et qui traverse dĂ©cidĂ©ment une crise profonde.

Après deux premières mèches allumĂ©es par Insigne (53e) et Immobile (55e), les Verts d’un soir sont passĂ©s en tĂŞte grâce Ă  un penalty, consĂ©cutif Ă  une main de Bouchalakis sur un tir d’Insigne et transformĂ© sans trembler par Jorginho malgrĂ© les gesticulations de Paschalakis (63e).

A la 78e minute, Bernardeschi a ensuite bouclĂ© l’affaire sur une frappe du gauche lĂ©gèrement dĂ©viĂ©e et il Ă©tait temps de faire la fĂŞte.

“On va aller Ă  l’Euro, pour y faire bonne figure et pour arriver jusqu’au bout parce que ça fait longtemps que l’Euro manque dans la vitrine de l’Italie”, avait prĂ©venu Mancini vendredi. Cela remonte en effet Ă  1968. L’Italie est Ă  l’Euro, et elle a donc aussi retrouvĂ© de l’appĂ©tit.