Espagne: Real Madrid, Barcelone et Bilbao contestent officiellement l’accord Liga-CVC

Le président du Real Madrid Florentino Perez dévoilant la maquette du stade de Santiago Bernabeu rénové, le 2 avril 2019 à Madrid
/ © 2021 AFP

Le Real Madrid, Barcelone et l’Athletic Bilbao ont annoncé vendredi avoir contesté officiellement l’accord prévoyant la vente de 10% du capital de LaLiga, l’organe qui gère le football professionnel en Espagne, au fonds d’investissement CVC.

Cet accord, entériné en août par tous les clubs à l’exception du Real, du Barça, de Bilbao, et d’un quatrième club qui n’a pas souhaité être identifié, “porte atteinte à ce qui était prévu dans la réglementation”, estiment les trois clubs dans un communiqué.

L’accord “a été adopté dans le cadre d’un processus notoirement irrégulier et qui ne respectait pas les garanties minimales exigibles, en particulier pour une opération d’une telle importance et d’une telle durée”, assurent-ils aussi.

Il prévoit la création d’une nouvelle société (nommée LaLiga Impulso), dans laquelle LaLiga va transférer toutes ses activités et dont CVC détiendra environ 10%. LaLiga conservera en revanche la gestion des droits TV

Devant le refus des quatre clubs réfractaires d’entériner cet accord en août, CVC avait préféré les en exclure. Initialement, l’opération s’élevait à 2,7 milliards d’euros, mais après le retrait de ces quatre clubs, il a été réduit à 2,1 milliards d’euros.

Concrètement, cela signifie que ces quatre clubs ne toucheront rien de cette manne que se répartiront les autres clubs professionnels espagnols. En échange, ils resteront totalement indépendants dans leurs décisions et dans leurs budgets.

En creux, cela signifie que le Real et le Barça, qui font partie des derniers mutins du projet avorté de Super Ligue européenne (avec la Juventus Turin), pourront continuer à défendre leur projet.

Mais le Real et le Barça considèrent que cet accord les lèse, car il conditionne une partie de leurs revenus de droits TV pendant un demi-siècle, une durée énorme dans une industrie aussi changeante que le football.