L’attaquant de l’Athletic Bilbao Inaki Williams marqué par le capitaine du Real Sergio Ramos à Santiago-Bernabeu, le 22 décembre 2019
/ © 2020 AFP

“Une gravité extrême”: la fédération espagnole de football (RFEF) a condamné les cris racistes dont a été victime l’attaquant de l’Athletic Bilbao Inaki Williams samedi chez l’Espanyol Barcelone, dans un communiqué publié dimanche soir.

“La RFEF considère que les comportements ou chants racistes prononcés hier (samedi) dans l’enceinte du RCD Espanyol SAD par un nombre très réduit de supporters du RCD Espanyol SAD sont, indépendamment du nombre de personnes qui les ont proférées, d’une gravité extrême”, a affirmé la fédération via communiqué, 24 heures après les événements.

La RFEF précise qu’elle “portera ces faits à la connaissance de la Commission nationale contre la violence, afin qu’elle prenne les mesures appropriées”.

Par ailleurs, la fédération a tenu à affirmer son soutien aux arbitres de la rencontre: “Nous voulons rendre public, à la connaissance de tous, que pendant le déroulement de la rencontre aucun des arbitres ou assistants n’a constaté de geste de ce type”, a écrit la RFEF.

“Un joueur de l’Athletic Club s’est dirigé vers l’arbitre principal pour lui expliquer que, d’après ce que lui a indiqué le joueur Williams, ce dernier avait été traité de manière injurieuse. L’arbitre de la rencontre lui a répondu que lui ne s’était rendu compte de rien et qu’à ce moment le joueur Williams était déjà dans le tunnel menant aux vestiaires”, a détaillé la fédération espagnole.

Les arbitres de la rencontre avaient été pointés du doigt sur les réseaux sociaux et dans la presse, accusés de n’avoir pas décidé de suspendre la rencontre, comme cela a déjà été le cas en décembre en deuxième division espagnole pour des actes similaires. Il leur est aussi reproché de n’avoir pas mentionné ces actes racistes dans leur rapport d’après-match.

Dimanche, le Rayo Vallecano, club de deuxième division espagnole, est entré sur la pelouse avec une banderole “Football sans racisme” tenue par les onze joueurs, lors de son match contre Extremadura (1-1).

La presse a aussi pris position: “Basta ya de racismo” (“Le racisme, ça suffit” en espagnol), a titré dimanche le journal sportif Marca, le quotidien le plus vendu en Espagne, ajoutant “#TodosSomosWilliams” (“#NousSommestousWilliams” en français) en soutien au joueur basque de 25 ans.

“Un solo grito” (“D’une seule voix”) a écrit l’édition biscayenne (province de Bilbao) du quotidien sportif Mundo Deportivo.

Des événements qui ont fait réagir jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat, puisque Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol, a tweeté: “Nous ne pouvons pas continuer à tolérer ce genre de comportements racistes. Le football, le sport, ont aussi un rôle d’éducation, et nous devons enseigner la tolérance et le respect”.

pve/bpa/bde

“Une gravité extrême”: la fédération espagnole de football (RFEF) a condamné les cris racistes dont a été victime l’attaquant de l’Athletic Bilbao Inaki Williams samedi chez l’Espanyol Barcelone, dans un communiqué publié dimanche soir.

“La RFEF considère que les comportements ou chants racistes prononcés hier (samedi) dans l’enceinte du RCD Espanyol SAD par un nombre très réduit de supporters du RCD Espanyol SAD sont, indépendamment du nombre de personnes qui les ont proférées, d’une gravité extrême”, a affirmé la fédération via communiqué, 24 heures après les événements.

La RFEF précise qu’elle “portera ces faits à la connaissance de la Commission nationale contre la violence, afin qu’elle prenne les mesures appropriées”.

Par ailleurs, la fédération a tenu à affirmer son soutien aux arbitres de la rencontre: “Nous voulons rendre public, à la connaissance de tous, que pendant le déroulement de la rencontre aucun des arbitres ou assistants n’a constaté de geste de ce type”, a écrit la RFEF.

“Un joueur de l’Athletic Club s’est dirigé vers l’arbitre principal pour lui expliquer que, d’après ce que lui a indiqué le joueur Williams, ce dernier avait été traité de manière injurieuse. L’arbitre de la rencontre lui a répondu que lui ne s’était rendu compte de rien et qu’à ce moment le joueur Williams était déjà dans le tunnel menant aux vestiaires”, a détaillé la fédération espagnole.

La Liga espagnole a également communiqué dans la soirée de dimanche, manifestant son “rejet” face à ces actes et annonçant qu’elle allait oeuvrer pour que tout joueur qui entend des chants discriminatoires puisse “immédiatement” le faire savoir à l’arbitre.

Samedi, les arbitres de la rencontre ont été pointés du doigt sur les réseaux sociaux et dans la presse, accusés de n’avoir pas décidé de suspendre la rencontre, comme cela avait déjà été le cas en décembre en deuxième division espagnole pour des actes similaires. Il leur est aussi reproché de n’avoir pas mentionné ces actes racistes dans leur rapport d’après-match.

Dimanche, le Rayo Vallecano, club de deuxième division espagnole, est entré sur la pelouse avec une banderole “Football sans racisme” tenue par les onze joueurs, lors de son match contre Extremadura (1-1).

La presse a aussi pris position: “Basta ya de racismo” (“Le racisme, ça suffit” en espagnol), a titré dimanche le journal sportif Marca, le quotidien le plus vendu en Espagne, ajoutant “#TodosSomosWilliams” (“#NousSommestousWilliams”) en soutien au joueur basque de 25 ans.

“Un solo grito” (“D’une seule voix”) a écrit l’édition biscayenne (province de Bilbao) du quotidien sportif Mundo Deportivo.

Des événements qui ont fait réagir jusque dans les plus hautes sphères de l’Etat, puisque Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol, a tweeté: “Nous ne pouvons pas continuer à tolérer ce genre de comportements racistes. Le football, le sport, ont aussi un rôle d’éducation, et nous devons enseigner la tolérance et le respect”.