Espagne: le Barça concède le nul sans Koeman, Vinicius porte le Real

Les joueurs barcelonais après avoir concédé le nul (1-1) contre Alavés à domicile, lors de la 12 journée de Liga, le 30 octobre 2021 au Camp Nou
Par Patxi VRIGNON-ETXEZAHARRETA / © 2021 AFP

Pour son premier match depuis l’éviction de Ronald Koeman, le FC Barcelone a concédé le nul 1-1 contre Alavés samedi pour la 12e journée de Liga, et reste enlisé à la 9e place, à huit points du leader provisoire, le Real Madrid (24 points), vainqueur 2-1 à Elche.

Memphis Depay a ouvert la marque pour les Catalans au Camp Nou d’une frappe brossée du droit à la 49e, mais les Basques ont immédiatement égalisé à la 52e par Luis Rioja, auteur d’une percée magnifique et qui s’est appuyé sur Joselu pour arracher le nul.

Moins de 72 heures après l’éviction de Ronald Koeman, pas de miracle: les Catalans ont enchaîné samedi un troisième match consécutif sans victoire en une semaine, et n’ont gagné que quatre fois sur 14 matches depuis le début de saison toutes compétitions confondues.

L’entraîneur néerlandais, limogé dans la foulée de la dernière défaite 1-0 sur le terrain du Rayo Vallecano mercredi, a été remplacé samedi par l’ex-entraîneur de l’équipe réserve du club catalan, Sergi Barjuan, qui est apparu souriant, vêtu d’une chemise bleue et d’une veste grise.

Lueur d’espoir

Malgré le nul, l’entraîneur intérimaire a en effet quelques raisons de sourire: bien que la situation soit des plus incertaines, les joueurs semblent déjà avoir retrouvé une certaine forme de liberté dans le jeu, samedi soir contre Alavés, dans un Camp Nou à moitié vide (37.278 spectateurs sur 99.000 possibles).

Les jeunes intérieurs issus du centre de formation de la Masia, Gavi (17 ans) et Nico (19 ans), ont brillé par leur positionnement et ont été tranchants à l’approche des cages adverses, alertant le gardien basque Antonio Sivera ou servant des passes lumineuses pour leurs attaquants.

Et même le défenseur international espagnol Eric Garcia (20 ans), recruté cet été mais en difficulté en début de saison, s’est illustré: il a été le premier à porter le danger de la tête sur les cages adverses (19e), et a sauvé le nul d’un geste défensif aussi instinctif que décisif à la 75e.

“S’il y a bien une manière de la gagner (la Liga), c’est de continuer à se battre. Il faut gagner, car si tu ne gagnes pas, tu ne peux plus regarder vers le haut. Ces joueurs-là sont bons, ils faut qu’ils croient en eux”, a encouragé Barjuan après le match.

Deux alertes ont toutefois inquiété les supporters blaugrana. Le première, peu avant la pause, quand Sergio Agüero s’est allongé à terre en se touchant la poitrine. L’arbitre a appelé les secouristes, mais l’Argentin est finalement sorti en marchant, remplacé par Philippe Coutinho (41e).

La deuxième, à vingt minutes du terme, quand Gerard Piqué à dû céder sa place à Clément Lenglet en boitant et en grimaçant.

Vinicius fait oublier Benzema

En l’absence de Karim Benzema, c’est Vinicius qui a porté le Real Madrid vers la victoire 2-1 samedi à Elche, un succès permettant aux Madrilènes de revenir provisoirement en tête à hauteur de la Real Sociedad (24 points), qui reçoit son voisin et éternel rival basque l’Athletic Bilbao dimanche soir (21h00, 20h00 GMT).

Brillant depuis le début de saison, Vinicius a marqué un doublé, d’abord d’une frappe croisée du gauche (22e), puis d’un ballon piqué astucieux (73e). Le jeune espoir du Real, non retenu pour la prochaine fenêtre internationale avec la sélection brésilienne, a marqué sept buts en 11 matches de Liga cette saison, soit un de plus que lors de ses deux saisons précédentes (6 buts en 64 apparitions).

“Je n’ai rien fait de particulier (avec Vinicius). Je l’ai juste fait jouer, je lui ai donné la confiance qu’il mérite. Je ne suis pas un magicien, j’ai juste essayé de le gérer du mieux possible. Maintenant, il a de la confiance. Il joue très bien, il marque beaucoup de buts. Tout ce qu’il fait, il le réussit”, a encensé son entraîneur Carlo Ancelotti en conférence de presse d’après-match.

Pere Milla a réduit l’écart en fin de match (86e) en profitant d’une erreur de relance de la défense du Real, mais Elche, réduit à 10 après l’expulsion de Raul Guti à la 63e sur un deuxième carton jaune pour un tacle sur Toni Kroos, n’a pas réussi à accrocher le nul.