Espagne: l’Atlético gagne, forçant le Barça à gagner pour être titr

L’Atlético Madrid a battu sans brio le mal-classé Valladolid (1-0), samedi pour la 34e journée du Championnat d’Espagne, un résultat qui contraint le FC Barcelone à battre Levante en soirée pour s’assurer le titre et décrocher la 26e Liga de son histoire.

Au stade Metropolitano, les “Colchoneros” se sont contentés d’un but contre son camp de Joaquin sur un centre de Saul (66e). Et ils ont ensuite géré leur avantage, sauvés par leur gardien Jan Oblak et par une décision polémique de l’arbitre, qui, après recours à l’arbitrage vidéo (VAR), n’a pas accordé de penalty à Valladolid pour une main pourtant assez nette de Santiago Arias (87e).

Ce court succès contre le dix-septième de Liga permet à l’Atlético (2e, 74 pts) de revenir provisoirement à six longueurs du leader Barcelone (1er, 60 pts).

Mais puisque l’équipe de Diego Simeone ne peut plus engranger qu’un maximum de neuf points sur les trois dernières journées, et puisque le Barça a l’avantage à la différence de buts particulière en cas d’égalité, le club catalan sera assuré d’être champion d’Espagne s’il bat Levante en soirée au Camp Nou (20h45/18h45 GMT).

A ce stade, on voit mal ce qui pourrait empêcher les Barcelonais d’être sacrés à domicile et d’obtenir leur huitième Liga en onze ans. Ce serait un scénario idéal pour le Barça, qui pourrait ensuite reporter tous ses efforts sur sa demi-finale de Ligue des champions contre Liverpool (1er et 7 mai) et ses rêves de conquérir à nouveau le triplé Liga-Coupe-C1, comme en 2009 et 2015.

– Réalisme et efficacité –

Mais pas question pour l’Atlético de lui faciliter la tâche: alors qu’une défaite au stade Metropolitano samedi aurait offert le titre aux Catalans, les “Colchoneros” ont imposé leur réalisme et leur efficacité devant Valladolid.

Pour cela, il a fallu plusieurs parades décisives de l’excellent gardien Jan Oblak (9e, 29e, 77e, 90e+1), également sauvé par son poteau (90e+3).

Et puisque les attaquants “colchoneros” n’étaient pas très en réussite, à l’image d’Antoine Griezmann (14e, 20e, 59e), le but madrilène est arrivé avec un peu de chance, sur un centre tendu de Saul que Joaquin a malencontreusement propulsé dans sa propre cage de la tête (66e).

Pour ajouter aux malheurs de Valladolid, l’arbitre a refusé d’accorder un penalty (87e) pour une main de Santiago Arias, après être allé visionner les images en bord de terrain.

Quoi qu’il en soit, l’Atlético en a profité pour s’imposer et pour consolider sa deuxième place devant le Real Madrid (3e, 65 pts), qui se déplace dimanche sur la pelouse du Rayo Vallecano.