D1 dames: les Parisiennes proches du sacre, les Lyonnaises proches du couac

L’attaquante du Paris SG Kadidiatou Diani prenant le dessus sur la défenseure de Lyon Selma Bacha lors du match nul (0-0) entre le PSG et l’OL, le 30 mai 2021 à Décines.
Par Jeremy TALBOT / © 2021 AFP

Le Paris SG féminin touche du doigt le premier titre de son histoire en D1 dames avant de recevoir Dijon vendredi (20h45) pour l’ultime journée, une consécration qui viendrait briser 14 ans d’hégémonie des Lyonnaises, reines de France au bord de la saison blanche.

A Jean-Bouin, les Parisiennes (59 pts) seront sacrées en cas de victoire face aux Bourguignonnes ou en cas de résultat similaire à celui de l’OL (58 pts), hôte de Fleury au même moment. L’issue finale semble faire peu de doute après les victoires 3-0 acquises par les deux ténors de la D1 féminine devant ces mêmes adversaires durant la phase aller.

Les filles du PSG ont pris les commandes du championnat dès novembre en battant leurs rivales lyonnaises 1-0 au Parc des princes, et elles ne les ont plus lâchées depuis. De fait, le titre leur tend les bras depuis le match nul obtenu dimanche dernier à Lyon.

“Nous aurions aimé gagner mais ce 0-0 nous permet de garder les cartes en mains”, a résumé la milieu Sara Däbritz après la partie. “Il reste un match vendredi contre Dijon qu’il faut gagner. Il n’y a pas eu d’euphorie”, a tempéré son entraîneur Olivier Echouafni.

Nommé en 2018, l’ancien sélectionneur des Bleues est bien parti pour offrir à la section féminine du PSG, vingt ans après sa dernière promotion en date dans l’élite, un titre encore jamais acquis. Ces trois dernières saisons, les joueuses de la capitale avaient dû se satisfaire d’une place de dauphines derrière les indétrônables Lyonnaises.

Inédit depuis 2006

L’exercice en cours a rebattu les cartes. Paris a non seulement bousculé Lyon sur le sol national, mais c’est aussi lui qui a éliminé l’OL en Ligue des champions, une compétition que le club de Jean-Michel Aulas a remporté depuis cinq ans sans interruption.

“Nous avons passé une étape, sur le plan psychologique notamment. On va continuer de mettre des moyens car la concurrence va s’accentuer. On veut maintenir notre niveau”, s’est déjà projeté le directeur sportif parisien Leonardo, dimanche sur Canal+.

Les Lyonnaises, affaiblies par l’absence de la Ballon d’Or Ada Hegerberg cette saison, ne sont pas à enterrer, loin de là. Mais en attendant des jours meilleurs, elles sont confrontées au spectre d’une saison sans aucun titre, une première depuis 2006.

Pour l’ensemble du club rhodanien, autrefois maître du football français chez les garçons avec sept titres de champion de 2002 à 2008 et une Coupe de la Ligue en 2001, aucune récompense ne devrait venir garnir l’armoire à trophées à la fin de l’exercice. Ce serait inédit, là aussi, en deux décennies.

L’OL espère rebondir l’année prochaine sous les ordres de Sonia Bompastor, nommée fin avril à la place de Jean-Luc Vasseur, entraîneur débarqué après l’élimination en Coupe d’Europe. Il faudra apprendre cependant à vivre sans la gardienne Sarah Bouhaddi, la milieu Dzsenifer Marozsán et l’attaquante Eugénie Le Sommer, toutes trois prêtées à la filiale américaine OL Reign jusqu’au 31 décembre 2021.