Le défenseur de Monaco Ruben Aguilar (d) et ses coéquipiers se congratulent après son but contre Marseille en Coupe de la Ligue, le 30 octobre 2015
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Monaco s’est qualifiĂ© pour les 8es de finale de la Coupe de la Ligue en s’imposant devant un Marseille, qui a rĂ©agi trop tardivement (2-1) et s’enferre dans la crise, mercredi soir au Stade Louis-II.

Avec, désormais, une seule victoire (contre Strasbourg, 2-0) sur leur sept derniers matches, toutes compétitions confondues, les Marseillais, déjà humiliés au Parc des Princes (0-4) dimanche dernier, sont bel et bien en crise.

Samedi, lors de la rĂ©ception de Lille pour le compte de la 12e journĂ©e de la Ligue 1, le Stade VĂ©lodrome risque de gronder. La pression sera très forte sur les Ă©paules d’AndrĂ© Villas-Boas et de ses joueurs. Et certainement plus encore sur leur direction, que les nombreux supporteurs prĂ©sents Ă  Monaco ont vilipendĂ© après la dĂ©faite.

CĂ´tĂ© MonĂ©gasque, Leonardo Jardim peut se satisfaire de la qualification, d’une dynamique poursuivie, de la façon dont son Ă©quipe s’est accrochĂ©e au score après le but contre son camp de Benjamin Lecomte (2-1, 77e) et de la façon dont certains remplaçants (notamment Augustin, Maripan et Aguilar) se sont comportĂ©s.

Jardim avait expliqué avant la rencontre que Monaco ne dénigrait jamais la Coupe de la Ligue. Malgré sept changements par rapport au onze de départ vainqueur à Nantes (1-0) vendredi dernier, ses joueurs ont tenu parole.

MĂŞme si CeMarley AkĂ©,sc FabrĂ©gas s’est très rapidement blessĂ© (11e), mĂŞme si le jeune avant-centre marseillais Marley AkĂ©, dont c’Ă©tait la première titularisation avec l’Ă©quipe première de l’OM, se crĂ©e la première opportunitĂ© mais croise trop sa frappe (13e), Monaco n’a jamais tremblĂ© durant la première pĂ©riode.

Très bon Augustin

Rapidement la doublette BaldĂ©-Augustin s’est mise en action. Le premier a souvent Ă©tĂ© un poison pour la dĂ©fense olympienne. Le second a ajustĂ© la mire après un premier ratĂ© (16e).

Sur un centre de Ruben Aguilar, son enchaînement contrôle-frappe devant un Boubacar Camara passif, est chirurgical et impossible à stopper pour Steve Mandanda (1-0, 25e).

Avant la pause, l’ex-Parisien effectue ensuite une percĂ©e de haut-vol. Après avoir passĂ© Hiroki Sakai, il voit Mandanda dĂ©tourner sa frappe du pied. Mais Aguilar a suivi. Il devance Caleta-Car et Amavi (2-0, 40e).

Le 15 septembre dernier, Monaco avait menĂ© 2-0 avant de craquer complĂ©tement. Cette fois l’OM, sans Benedetto suspendu, n’a pas eu assez de ressorts pour renverser la donne.

Villas-Boas a bien effectuĂ© deux changements fructueux Ă  la pause (entrĂ©es de Rongier et Radonjic Ă  la place de AkĂ© et Sarr). Dimitri Payet a enfin montrĂ© sous son meilleur cĂ´tĂ© en martyrisant rĂ©gulièrement Aguilar, comme sur le but (77e). Mais Monaco a tenu et s’est qualifiĂ©.