Coupe de France: un premier but au PSG? “Ça va arriver”, promet Abdou Diallo (à l’AFP)

Le défenseur franco-sénégalais du Paris Saint-Germain Abdou Diallo durant une interview au centre d’entraînement Ooredoo, à Saint-Germain-en-Laye, le 17 décembre 2021.
Par Alexis HONTANG, Emmanuel BARRANGUET / © 2021 AFP

Arrivé en 2019, Abdou Diallo attend toujours son premier but avec le Paris SG. “Ça va arriver”, a promis à l’AFP le défenseur international sénégalais, plutôt tourné vers le nombre de trophées remportés avant d’entamer dimanche la défense du titre parisien en Coupe de France.

Avec les Lions, il a trouvé les filets adverses dès sa quatrième sélection. En club, deux saisons et demie se sont écoulées sans le moindre but inscrit.

“J’ai une frappe de débutant, rigole-t-il dans un entretien à l’AFP. Je suis très mauvais devant les buts. Un truc s’est passé avec le Sénégal. Mais ça va arriver.”

Les occasions pourraient venir à lui lors du 32e de finale de Coupe de France, dimanche à Valenciennes (21h10), chez les amateurs de l’Entente Feignies-Aulnoye, qui évoluent en cinquième division (National 3).

Mais c’est dans un autre registre qu’est attendu Abdou Diallo: en défense, où sa capacité à pouvoir jouer aussi bien en charnière que comme arrière gauche lui a permis d’intégrer la rotation du dense effectif parisien, sans en devenir un titulaire indiscutable.

Depuis l’arrivée de l’entraîneur Mauricio Pochettino, en janvier 2021, le Tourangeau de naissance a le plus souvent évolué sur un côté. Il doit ses titularisations au poste de central aux absences, rares, des tauliers Marquinhos ou Presnel Kimpembe.

Sa position de prédilection ? “Central. Mais je n’ai pas d’états d’âme, je suis au service de l’équipe. Je suis payé pour jouer au foot, avant d’être central. S’il faut dépanner ailleurs, je dépanne”, a répondu l’intéressé.

“La concurrence est rude”

Les places sont chères en défense centrale, d’autant plus qu’une autre star lui fait de l’ombre: Sergio Ramos, recruté cet été en provenance du Real Madrid.

Pour le moment, les blessures récurrentes de l’Espagnol, qui n’a joué qu’un seul match cette saison, limitent la concurrence.

“Je me frotte au gratin du football mondial. C’est très bien pour ma progression. Il faut que je me batte, la concurrence est rude, mais je suis content de vivre ça à 25 ans. Ça va me servir, ça va me permettre d’aller plus vite après. Je le prends très positivement, je m’accroche, je bosse, j’apprends d’eux aussi”, a réagi Diallo.

Ces prochaines semaines, l’ancien de Monaco et de Dortmund aura l’occasion de briller sur les terrains, mais avec le maillot du Sénégal, lors de la Coupe d’Afrique des nations au Cameroun (9 janvier-6 février).

International français dans les catégories de jeunes, l’ancien capitaine de l’équipe de France Espoirs a opté cette année pour la sélection du pays de son père, avec laquelle il a débuté en mars.

“Confiant” avant le Real

Si les Lions vont en finale, comme en 2019, Diallo pourrait rater jusqu’à six matches officiels du PSG, une situation compliquée qui concerne aussi ses coéquipiers Idrissa Gueye (Sénégal) et Achraf Hakimi (Maroc).

“On n’est pas décisionnaire sur les calendriers. Nous, on fait ce qu’on peut, avec ce qu’on a. Il faut qu’on ramène le titre pour revenir avec un bon +feeling+, pour réattaquer tout de suite”, écarte le défenseur, dont le retour devrait coïncider avec le huitième de finale aller de Ligue des champions contre le Real Madrid, le 15 février.

Affronter les Espagnols ? “Quand on sera à la retraite, c’est quelque chose qu’on racontera à nos proches. Je suis très content du tirage, en espérant que l’on gagne. Il faut être confiant, sinon on reste chez nous”, poursuit le joueur.

Diallo, à la progression constante depuis son départ de Monaco en 2017 (Mayence, Dortmund puis PSG), a fixé le cap pour la suite: “gagner des titres”, lui qui compte notamment deux titres de champion de France (2017, 2020) et deux Coupes de France à son palmarès (2020, 2021)

“Jouer dans les grands clubs, c’est une chose, mais gagner des titres, c’en est une autre. Il y a énormément de grands joueurs qui n’en ont pas gagné. J’en ai gagné avec Monaco, avec le PSG. Mon grand regret c’est de ne pas avoir gagné la Bundesliga avec Dortmund, parce qu’on l’avait dans nos mains (en 2019, le Bayern a devancé de deux points le Borussia, NDLR), explique-t-il. J’ai atteint un club de très grand niveau, la suite logique maintenant, c’est de gagner des titres.”