Coupe de France: pas de blagues pour l’OM contre Cannet-Rocheville

Dimitri Payet (droite) et son coéquipier à l’OM Duje Caleta-Car, lors du match de L1 contre le RC Strasbourg Alsace au Stade de la Meinau, le 12 décembre 2021

Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

De Canet-en-Roussillon au Cannet-Rocheville: neuf mois après une élimination humiliante contre une équipe de National 2, Marseille retrouve dimanche (13h45) la Coupe de France contre un club de niveau encore inférieur (N3) et espère être à l’abri d’un nouvel accident.

Jorge Sampaoli avait vu ça à la télévision, dans sa chambre d’hôtel. Le technicien argentin était arrivé à Marseille depuis quelques jours à peine et devait respecter une période d’isolement quand l’OM était tombé à Perpignan (2-1) contre les amateurs de Canet-en-Roussillon.

Il s’agissait alors du dernier match de l’intérim assuré par Nasser Larguet et l’OM avait touché le point bas d’un début d’année terrible, marqué par la démission d’André Villas-Boas, l’invasion de la Commanderie par des supporters et la mise à l’écart du président d’alors Jacques-Henri Eyraud.

Pablo Longoria était donc un président tout neuf quand il avait jugé la débâcle “inadmissible par rapport (…) à l’institution qu’est l’OM”.

Neuf mois plus tard, l’OM va mieux, bien installé sur le podium de la Ligue 1 (2e), et une nouvelle catastrophe semble improbable en 32e de finale contre Cannet-Rocheville, petit club des Alpes-Maritimes qui joue en N3, surtout au Stade Vélodrome, où le match a finalement été programmé.

“On va affronter une équipe qui va venir avec beaucoup d’espoir et avec l’envie de profiter de ce moment unique”, a tout de même rappelé Sampaoli vendredi.

De fait, ce sont une vingtaine de cars qui vont partir dimanche matin du Cannet pour amener à Marseille une partie des 3.000 supporters locaux qui assisteront à ce qui est présenté comme “le match du siècle” pour l’Entente Sportive du Cannet-Rocheville.

Désir de titre

Avec quatre niveaux d’écart entre les deux équipes, Sampaoli pourrait être tenté de faire tourner son effectif et de lancer ceux de son groupe qui manquent le plus de temps de jeu, comme Jordan Amavi, Amine Harit, Alvaro Gonzalez ou Luis Henrique.

“On a aussi un match mercredi (contre Reims en L1, NDLR) et c’est vrai que j’ai la possibilité d’utiliser plus de joueurs”, a-t-il admis.

“On doit aussi savoir que gagner est très important. Il y a toujours beaucoup de surprises dans ces compétitions parce que certaines équipes et certains joueurs minimisent leur importance. Je dois voir qui est prêt à jouer contre ce genre d’équipe, très différente de celles qu’on affronte en championnat mais qui peut quand même nous faire mal”, a-t-il tout de même ajouté.

L’ancien sélectionneur de l’Argentine sait aussi que la Coupe de France est une compétition importante à Marseille, dont le 10e succès dans l’épreuve remonte à 1989. “On doit faire le maximum pour aller le plus loin possible dans cette épreuve, qui nous donne plus de possibilité de titre que le championnat”, a-t-il dit.

Et comme l’OM n’a rien gagné depuis 2012, cette quête de titre est devenue un élément récurrent du discours de Sampaoli, comme c’était déjà le cas avec Villas-Boas.

“Moi je n’en ai pas besoin, mais c’est pour le peuple de Marseille. Ce sont les gens qui vivent ici qui en ont besoin, le club, la ville. C’est un désir populaire. Nous on est de passage, mais on aimerait avoir cette possibilité de leur offrir”, a-t-il expliqué.

La première étape est programmée dimanche contre le Cannet-Rocheville. Sauf accident, il y en aura d’autres, et plus difficiles.