Le gardien de Marseille Yohann Pelé arrête un tir au but contre Trélissac en Coupe de France, le 5 janvier 2020 à Limoges
/ © 2020 AFP

Marseille, en souffrance et en infĂ©rioritĂ© numĂ©rique, s’est qualifiĂ© miraculeusement pour les 16es de finale de la Coupe de France (1-1, 4 tab Ă  2) face aux amateurs de TrĂ©lissac (N2) grâce Ă  son gardien Yohann PelĂ© qui s’est rachetĂ© de sa bourde initiale, dimanche Ă  Limoges.

De zéro à héros ! Pelé a marqué de son empreinte les retrouvailles entre Olympiens et Périgourdins, en concédant après 20 secondes un but gag puis en sortant les tirs au but de Lassana Diakhaby et Ange Gnaleko.

C’est tout ce que l’on retiendra de ce match de reprise des PhocĂ©ens, passĂ©s tout proches de revivre l’humiliation de l’Ă©dition prĂ©cĂ©dente au mĂŞme stade de la compĂ©tition contre AndrĂ©zieux, autre Ă©quipe de quatrième division (dĂ©faite 2-0 le 6 janvier 2019).

En souffrance, il se sont infiltrés en 16e par la plus petite porte sur la pelouse de Limoges, théâtre de ce troisième affrontement en dix ans entre les deux équipes.

En 2010, l’OM champion de France s’Ă©tait imposĂ© au mĂŞme niveau de la compĂ©tition (2-0). Six ans plus tard, le tarif avait Ă©tĂ© le mĂŞme en 8e de finale cette fois, disputĂ© Ă  Bordeaux avec un grand Steve Mandanda qui avait sauvĂ© plusieurs fois la maison phocĂ©enne.

Absent ce dimanche pour cause de cheville douloureuse, son supplĂ©ant PelĂ© gardera un souvenir mitigĂ© de son voyage au pays de la porcelaine, dans un stade Beaublanc bien rĂ©frigĂ©rĂ© acquis aux deux tiers Ă  la cause des joueurs d’AndrĂ© Villas Boas.

On jouait depuis Ă  peine 20 secondes de jeu quand l’+Albatros+, alertĂ© par une passe en retrait de Bouna Sarr, a manquĂ© Ă  la fois de spontanĂ©itĂ© et de vigilance et vu son dĂ©gagement contrĂ© par Abdoulaye Diaby pour une ouverture du score prĂ©coce des plus comiques.

Ce coup du sort n’a pas tracassĂ© outre mesure le dauphin de la L1, Ă  la rĂ©action rapide, Maxime Lopez, trouvĂ© par Dimitri Payet, manquant juste de prĂ©cision sur son lob pour l’Ă©galisation (6).

L’OM Ă  dix en prolongation

Question lob, Payet en connait en rayon et lui n’a pas ratĂ© le coche (20) pour sanctionner le gardien local Thomas Navaux sorti un peu Ă  contre-temps, sa seule faute de goĂ»t de l’après-midi.

Car derrière, le portier du 14e de la Poule C de N2 a repoussé nombre de tentatives, comme celle de Dario Benedetto (22) ou cette tête à bout portant de Duje Caletar-Car sur un coup-franc de Payet (45+1).

Après la pause, bien que dominateurs dans la possession, les occasions franches se sont rarĂ©fiĂ©es pour les Marseillais, plus en difficultĂ© dans la construction. Mais les TrĂ©lissacois, Ă©voluant sans complexe Ă  l’image du technique Benoit Bisson, n’en ont pas tellement profitĂ© et ni rĂ©ussi eux non plus Ă  s’approcher du but de PelĂ©.

Du coup, tout le monde s’est retrouvĂ© en prolongation, sauf Hiroki Sakai, exclu (90+1), ce qui changea pas mal les perspectives de ce 32e plus indĂ©cis que jamais.

Face des Olympiens s’empĂŞtrant dans des actions individuelles, les amateurs ont rĂ©torquĂ© sans s’affoler par des sĂ©quences construites dont l’une d’entre elles aurait pu s’avĂ©rer gagnante si l’entrant Christopher Fourny avait trouvĂ© autre chose de la tĂŞte que le petit filet (103).

Avant la sĂ©ance des tirs au but, l’OM a eu par trois fois la balle de la qualification mais Navaux a sorti le grand jeu devant Marley Ake (113) et Nemanja Radonjic (117), alors que Payet a vu sa reprise sauvĂ© par Maxime Aguad restĂ© au sol (116).