L’entraĂ®neur de Lyon, Rudi Garcia, lors du match de Ligue 1 Ă  Reims, le 21 dĂ©cembre 2019
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Entre dĂ©but de saison ratĂ© et blessures majeures, Lyon dĂ©marre l’annĂ©e 2020 avec deux chantiers immĂ©diats Ă  son programme: une qualification pour les 16es de la Coupe de France Ă  valider samedi (20h55) Ă  Bourg-en-Bresse et surtout un effectif Ă  Ă©toffer au plus vite.

A la peine physiquement depuis l’automne, l’OL dĂ©plore les blessures de longue durĂ©e des dĂ©fenseurs LĂ©o Dubois et Youssouf KonĂ©, touchĂ©s respectivement Ă  un genou et Ă  une cheville. Mais surtout, celles des attaquants Memphis Depay et Jeff Reine-AdelaĂŻde, opĂ©rĂ©s d’un genou.

La saison de ces deux derniers est terminĂ©e. D’oĂą la nĂ©cessitĂ© de recruter, alors que le club avait dĂ©jĂ  dĂ©pensĂ© près de 90 millions d’euros cet Ă©tĂ©. Mais il sera difficile de trouver l’oiseau rare.

A ce sujet, les dĂ©cideurs lyonnais ne paraissent pas toujours sur la mĂŞme longueur d’onde. Le directeur sportif Juninho souhaite recruter un joueur par ligne alors que l’entraĂ®neur Rudi Garcia attend “un arrière latĂ©ral et un attaquant”.

MĂŞme si le technicien, afin de garder ses joueurs mobilisĂ©s, s’est empressĂ© d’ajouter “qu’il comptait sur son groupe” handicapĂ© par “des blessĂ©s sur des postes en particulier”. Quitte Ă  faire Ă©voluer le dispositif de jeu, plutĂ´t en 4-2-3-1 depuis sa prise de fonction.

Rudi Garcia l’admet: “Le mercato de janvier est par nature difficile” Ă  moins de saisir une opportunitĂ© comme le club avait rĂ©ussi Ă  le faire, par exemple, en janvier 2017 en recrutant Memphis, transfĂ©rĂ© de Manchester United pour 16 millions d’euros alors qu’il ne jouait plus.

Mais le technicien, arrivĂ© au club le 14 octobre en remplacement du BrĂ©silien Sylvinho, Ă©phĂ©mère successeur de Bruno Genesio (janvier 2016-juin 2019), sait Ă©galement que les joueurs sur ce marchĂ© sont souvent en Ă©chec dans leur club et en manque de temps de jeu. Qu’il leur faut donc du temps pour les remettre Ă  niveau.

Reconquérir le public

Or l’OL a besoin de joueurs opĂ©rationnels rapidement afin d’atteindre ses objectifs.

Pour engager la reconquĂŞte de son public, il lui faut dĂ©jĂ  remonter de la 12e place vers le podium du championnat de France, après avoir franchi, comme il l’espère, les deux tours de coupes nationales face Ă  Bourg-en-Bresse, puis Brest (mercredi en Coupe de la Ligue). Et enfin dĂ©fier la Juventus Turin en Ligue des champions (26 fĂ©vrier-17 mars).

Et après, il faudra gagner un trophĂ©e “car depuis trop longtemps l’Olympique lyonnais n’en n’a pas gagnĂ©”, ajoute encore Garcia.

“Nous avons un 32e de finale de Coupe de France. Il y a la magie de la Coupe et nous arrivons au moment oĂą les clubs de Ligue 1 entrent dans la compĂ©tition. J’ai Ă©tĂ© du cĂ´tĂ© amateur et je sais ce que cela peut reprĂ©senter. Nous jouons chez un club partenaire de l’OL mais ce sera un vrai 32e”, prĂ©vient l’entraĂ®neur lyonnais.

“L’envie fera beaucoup de diffĂ©rence samedi. Il faut freiner les joueurs Ă  l’entraĂ®nement. Cela veut dire qu’ils sont bien, affĂ»tĂ©s. Ils ont beaucoup d’Ă©nergie. La coupure a Ă©tĂ© bĂ©nĂ©fique. Il faut bien dĂ©buter”, confie Garcia qui a souvent, avec un brin de mĂ©thode CouĂ©, employĂ© jeudi le mot “gagner” dans sa première confĂ©rence de presse de l’annĂ©e.