Coupe de France: l’OM regarde devant

L’entraîneur de Marseille, Nasser Larguet, lors du match de Ligue 1 face au Paris-SG, au Vélodrome, le 7 février 2021
Par Stanislas TOUCHOT / © 2021 AFP

Une semaine après le tonitruant départ d’André Villas-Boas, Marseille tente de retrouver un semblant de normalité et veut désormais se tourner vers l’avenir, proche avec la Coupe de France mercredi à Auxerre, mais aussi plus lointain.

“Le futur”, “l’avenir”, “l’espoir”, “regarder devant”: il n’était pas question de parler du passé mardi à l’OM, parce que le passé récent n’est pas très réjouissant, fait de crises, de défaites et de conflits.

Alors, tour à tour, le directeur sportif Pablo Longoria, le nouveau venu Olivier Ntcham et l’entraîneur intérimaire Nasser Larguet ont tous assuré que seul l’avenir comptait et qu’il commençait mercredi à Auxerre, 5e de Ligue 2.

Largué en championnat, où il ne peut plus viser que la 5e place qualificative pour la mystérieuse Europa Conference League, l’OM a en effet tout à gagner à ne pas négliger la Coupe et ce déplacement sur la pelouse gelée de l’Abbé-Deschamps.

“On doit s’appuyer sur ce match pour retrouver les sensations de la victoire. Il faut revenir avec une victoire parce qu’une victoire en amène d’autres”, veut ainsi croire Nasser Larguet, qui prendra place pour la troisième fois sur le banc marseillais.

Pas d’excuses

“J’ai à peine une semaine avec le groupe, c’est très court. On joue surtout sur l’intelligence des joueurs, les discussions. Maintenant, c’est à eux d’avoir assez de personnalité pour qu’on puisse imposer notre jeu”, a ajouté le technicien, qui sera privé mercredi de Payet (suspendu) ainsi que d’Alvaro, Milik et Amavi, tous blessés.

“Les résultats, c’est notre responsabilité. Ça n’est ni le gars dans les bureaux, ni celui dans les tribunes. C’est nous, notre métier, notre devoir”, a encore insisté Larguet, comme pour chasser définitivement cette semaine durant laquelle on a beaucoup parlé de la fracture entre la direction du club et ses fans.

Mis en cause par André Villas-Boas quand celui-ci a présenté sa démission (avant d’être mis à pied) et secoué par les incidents qui ont eu lieu au centre d’entraînement, Pablo Longoria a lui aussi martelé que seul l’avenir avait de la valeur.

“Je ne veux pas revenir sur ce qui s’est passé. Ce club a des possibilités immenses pour le futur. C’était dur, ce qui s’est passé à la Commanderie. C’était fort mais je suis une personne très froide, avec de l’ambition pour ce projet et pour ce club. Ça ne m’a pas pris beaucoup d’énergie parce que je travaille. Le passé, c’est des excuses”, a lâché l’Espagnol.

“Toutes mes conversations avec Frank McCourt (le propriétaire du club, NDLR) sont tournées vers le futur et les ambitions du club, sur un projet de quatre ans”, a-t-il aussi assuré, comme en réponse aux rumeurs de vente imminente du club qui, même régulièrement et fermement démenties, reviennent indéfiniment.

Espoir et normalité

Le futur. L’avenir. Mais avec qui ? “Le passé est à analyser et pour le futur, je n’aime pas la précipitation”, a répondu Longoria, qui est désormais la figure centrale du projet marseillais.

“Le présent, c’est notre confiance dans le travail de Nasser. Son intérim durera jusqu’à ce qu’on trouve la bonne personne”, a-t-il ajouté, soudain prudent au moment d’aborder le cas de Jorge Sampaoli qui, selon RMC et L’Equipe, est sa piste privilégiée au poste d’entraîneur.

“C’est une décision qui doit faire du bien pour le futur du club”, a-t-il dit, puisque l’avenir était le sujet du jour. “On doit trouver un coach qui donne de l’espoir et qui puisse nous faire travailler dans la normalité”, a-t-il ajouté, la première partie de la phrase correspondant mieux que la deuxième au profil du volcanique Sampaoli.

Au milieu de tout cela, Olivier Ntcham, qui devrait figurer dans le groupe mercredi à Auxerre, était lui tout simplement “content d’être là” et, bien dans le ton, invitait tout le monde à “regarder devant”.

“Je suis nouveau, je vois tout ça d’un autre œil. Après la tempête viendra le beau temps”, a-t-il promis.