Coupe de France: dernier défi du capitaine Perrin avec Saint-Etienne ?

Le défenseur de l’AS Saint-Etienne Loic Perrin contre Marseille en Ligue 1 au stade Geoffroy-Guichard le 5 février 2020 à Saint-Etienne
Par Francois-Jean TIXIER / © 2020 AFP

Loïc Perrin fidèle au poste: le défenseur et capitaine de Saint-Etienne rêve d’achever sa carrière en soulevant la Coupe de France vendredi face au Paris SG au Stade de France, mais n’exclut toutefois pas d’effectuer une ultime saison dans un rôle à redéfinir.

Même s’il n’est pas du tout certain d’être aligné au coup d’envoi de la finale, l’expérimenté défenseur central a prolongé d’un mois son contrat, qui arrivait à terme le 30 juin dernier. Il ne souhaitait pas s’arrêter sur une 17e place et une fin de championnat tronquée par la pandémie de coronavirus.

“Je suis à la disposition du groupe et j’espère disputer la finale, forcément”, a commenté le joueur à quelques jours de l’événement. “J’ai deux ou trois petits pépins depuis le début de la préparation. J’ai pu rejouer et ça s’est bien passé.”

S’il devait continuer en 2020/21, Perrin, natif de Saint-Etienne, qui aura 35 ans le 7 août, ne serait sans doute plus titulaire indiscutable, ni capitaine, mais plutôt un joueur de complément accompagnant une équipe rajeunie.

Sinon, une reconversion l’attend au club où il a débuté en professionnels le 15 août 2003, en Ligue 2 contre Lorient.

3e joueur le plus capé des Verts

Ses principaux faits d’armes, sous la direction de onze entraîneurs différents, sont la remontée du club dans l’élite en 2004 avec un titre de champion de Ligue 2, et une victoire en Coupe de la Ligue en 2013, premier trophée majeur du club depuis 1981.

Mais au vu de sa fidélité au maillot vert (471 matches, 30 buts), certains supporters voient en lui une légende de l’ASSE.

Sur le nombre de matches joués, les seuls à avoir fait mieux sont René Domingo (533 matches, 1949-1964) et Robert Herbin (492 matches, 1957-1975), auquel il est parfois comparé puisque les deux ont débuté comme milieu avant de reculer en défense.

Toutefois, Perrin ne compte aucune sélection en équipe de France A, au contraire de Herbin. Et bien qu’il figure parmi les treize ambassadeurs à vie du club, il reste loin de l’aura du “Sphinx”, entraîneur de la mythique épopée européenne de 1976, décédé le 27 avril dernier à l’âge de 81 ans.

Herbin a notamment remporté neuf fois le championnat de France, cinq fois comme joueur, quatre comme entraîneur, et six fois la Coupe de France.

Evasif sur la suite

“Après ? On verra quand ce sera le moment, qui va vite arriver. J’y ai réfléchi et j’en parlerai avec le club avant de l’évoquer publiquement”, souligne Perrin, un homme discret, qui ne fait jamais de vagues et toujours respectueux de l’institution ASSE.

Cette finale, vendredi face au PSG, sonne comme un aboutissement pour celui qui est surnommé “Capi”, même s’il se dit déçu de ne pas voir le “peuple vert” venir soutenir son équipe au Stade de France, en vertu des consignes sanitaires et d’une jauge limitée à 5.000 personnes.

“Cela n’aura pas la même saveur qu’en 2013, c’est clair. Il n’y a pas le même engouement en raison des mesures sanitaires. Il y aura 5.000 personnes donc, autant le dire, personne”, déplore-t-il. C’est une situation très spéciale mais cela reste une finale de Coupe de France”, ajoute-t-il.

“Ce sera ma première finale de Coupe de France en dix-sept ans. C’est un titre au bout. En ayant gagné la Coupe de la Ligue en 2013, je sais ce que ça représente, ça marque à vie et cela ajouterait une ligne au palmarès de la grande histoire du club”, poursuit le vétéran stéphanois.

Il espère que les Verts seront prêts pour ce défi alors qu’ils n’ont plus battu le PSG depuis 2012.

“La préparation, très axée sur le physique avec des matches amicaux très intéressants, a été très bonne. Contre des équipes comme celle de Paris, il faut courir et il faudra courir plus que les Parisiens”, conclut-il, prêt pour son dernier bal.