Coupe de France: Cherki, Slimani, l’heure des seconds couteaux de l’OL

L’attaquant lyonnais Rayan Cherki auteur du 4e but de l’Olympique Lyonnais face à l’AC Ajaccio en Coupe de France à Décines, le 9 février 2021
Par Francois-Jean TIXIER / © 2021 AFP

Buteurs au tour précédent en Coupe de France, Rayan Cherki et Islam Slimani devraient avoir l’occasion de s’illustrer à nouveau avec Lyon en seizièmes de finale contre Sochaux (L2) samedi (18h45), avec l’ambition de grignoter aussi du temps de jeu en Ligue 1.

Cherki, diamant à polir

“Cherki, rappelez-vous qu’il n’a pas 18 ans”, a souligné l’entraîneur Rudi Garcia après la qualification acquise contre Ajaccio le 9 février, ponctuée d’un but du jeune milieu offensif, en 32es de finale (5-1).

Mais pour l’heure, Cherki ronge son frein en L1 et la Coupe de France reste son terrain de prédilection.

En janvier 2020, en 16e de finale, il avait été l’homme du match gagné à Nantes (4-3) avec un doublé et deux passes décisives.

“Sa performance est logique dans une progression d’un jeune de cet âge-là. Avec beaucoup de hauts mais également des périodes un peu plus compliquées de temps en temps”, a fait valoir Garcia le mois dernier.

Pris sous son aile par le défenseur algérien Djamel Benlamri, recrue du mercato, Cherki a proposé une bonne entrée en jeu dimanche à Marseille (1-1) mais il est ensuite resté sur le banc mercredi contre Rennes (1-0).

Peut-être pour mieux le préserver en vue de la réception de Sochaux au Groupama Stadium, où Garcia attend certainement une performance à la hauteur de celle produite contre Ajaccio.

“Nous sommes en train de participer à l’éducation de Rayan et nous faisons notre travail afin de l’aider à atteindre le plus haut niveau. Actuellement il est dans une bonne période et j’étais content qu’il marque contre l’ACA. Nous attendons aussi qu’il soit décisif sur ses passes. Il doit progresser sur son positionnement tactique”, a encore analysé Rudi Garcia.

“Je prends patience. Depuis quelques temps, je suis axé sur le placement tactique défensif. Ça va payer rapidement”, a assuré, de son côté, Rayan Cherki vendredi en conférence de presse.

“Je sais que j’ai un peu de talent mais le travail est plus important que le talent. J’aime travailler et faire plus que les autres”, a-t-il ajouté estimant être “encore dans une saison d’apprentissage”.

“Le plus compliqué est de se dire que je pense jouer. L’impatience est dure à gérer. Mais j’apprends. J’essaie de me poser les bonnes questions”, a encore confié le jeune attaquant.

Slimani, pur-sang à canaliser

Pour Islam Slimani, le match contre Sochaux apparaît comme celui du rachat après une performance ratée contre Rennes dans une position sur le terrain à laquelle il ne s’est pas adapté.

L’international algérien au style tout en fougue a joué plutôt sur un côté alors qu’il s’illustre généralement dans une position plus axiale, comme contre Ajaccio: face aux Corses, il était titulaire pour la première fois comme avant-centre et avait marqué son premier but (deux passes décisives) avec l’OL, où il est arrivé au mercato afin de remplacer Moussa Dembélé, prêté à l’Atlético Madrid.

Agé de 32 ans et en rupture de ban à Leicester, l’Algérien est venu pour jouer mais s’aperçoit qu’à Lyon il est difficile de bouger les lignes de la “KTM”, l’attaque composée par Tino Kadewere, Karl Toko Ekambi et Memphis Depay, la 2e de Ligue 1 derrière celle du PSG (56 buts).

“Islam a eu une bonne entente avec Memphis. Il bonifie le joueur qui joue à côté de lui”, avait fait remarquer Garcia après la victoire sur le club corse.

Mais pour sa première titularisation en Ligue 1, mercredi face à Rennes, sa performance a été plus difficile.

L’entraîneur lyonnais a admis qu’il était difficile “de faire jouer Slimani sur un côté”. “Il n’a pas le même style que Kadewere”, a reconnu l’entraîneur de l’OL.

Peut-être aura-t-il une seconde chance de se mettre en valeur samedi contre Sochaux ?