Corruption: le club hondurien d’Olimpia reconnaît une “erreur” de ses joueurs

Les joueurs de l’équipe d’Olimpia (en blanc) lors de la réception des Mexicains du Club América en Ligue des champions de la Concacaf à Tegucigalpa, le 7 avril 2021
/ © 2021 AFP

Le club hondurien d’Olimpia a reconnu dimanche l'”erreur” commise par ses joueurs ayant accepté de l’argent du propriétaire de l’Inter Moengotapoe et vice-président du Surinam, Ronnie Brunswijk, ce qui a provoqué l’exclusion des deux équipes de l’édition en cours de la Ligue de la Concacaf.

“Les incidents qui ont eu lieu dans le vestiaire de notre club après le match du 21 septembre contre l’Inter Moengotapoe au Surinam étaient sans aucun doute une erreur”, a souligné Olimpia dans un communiqué officiel, à la suite duquel l’entraîneur argentin de l’équipe hondurienne, Pedro Troglio, a présenté sa démission.

“Nous acceptons que des erreurs aient été commises par certains de nos membres cette nuit-là, qui ne représentent pas les valeurs et les principes du club”, ajoute le communiqué.

La direction “prendra des mesures disciplinaires au sein de notre institution, car les conséquences de ces erreurs ont causé d’énormes dommages à l’image de notre club bien-aimé”, précise le texte.

L’argent reçu par les joueurs “sera remis cette semaine à la Fondation hondurienne pour les enfants atteints de cancer” à Tegucigalpa, assure par ailleurs Olimpia.

Brunswijk a joué mercredi 54 minutes lors de la défaite 6-0 de l’Inter contre Olimpia, aux côtés notamment de Damian, son fils, et a été vu ensuite distribuant de l’argent aux joueurs de l’équipe adverse.

L’ancien sergent de l’armée et chef rebelle, qui a pris part à la guerre civile du Surinam dans les années 1980 contre le dictateur de l’époque, Desi Bouterse, a été banni samedi pendant trois ans de toute participation, à quelque titre que ce soit, aux compétitions de la Concacaf.

Brunswijk est devenu un riche homme d’affaires et un dirigeant politique, mais en 1999, il a été reconnu coupable de trafic de drogue et condamné à huit ans de prison par un tribunal des Pays-Bas, dont le Surinam fut une colonie jusqu’en 1975.

Un tribunal français l’a reconnu coupable du même délit et l’a condamné en 2000 à dix ans de prison. Cependant, Brunswijk ne peut être inquiété dans son pays, car le Surinam n’extrade pas ses citoyens.