Coronavirus: Saint-Etienne va saisir le CNOSF pour ses Vertes privées de D1

L’AS Saint-Etienne va saisir le CNOSF pour son équipe féminine, 2e de D2 (Gr.B), qu’elle estime victime d’une injustice dans la course à l’accession en D1 après l’arrêt des compétitions amateures
/ © 2020 AFP

L’AS Saint-Etienne va saisir le CNOSF pour son équipe féminine de football, 2e de division 2 (Gr.B), qu’elle estime victime d’une injustice dans la course à l’accession en D1 après l’arrêt des compétitions amateures décidée mercredi par la Fédération face à la pandémie de Covid-19.

Les Vertes, invaincues cette saison, accusent trois points de retard et un match en moins sur Le Havre, 1er et promu en élite.

Les deux équipes ont été départagées au quotient (nombre de points divisés par le nombre de matches) qui permet aux Havraises de devancer les Stéphanoises de 0,04 point (2,5 pts contre 2,46 pts).

“La décision est particulièrement inéquitable car notre équipe est privée d’accession pour 0,04 point alors qu’elle est invaincue, a fait la course en tête du début à la fin et a même battu le club qui monte sur le score de 4-1”, a déclaré Jean-Marc Barsotti, président de l’Association ASSE, qui gère la section amateurs, dans une déclaration transmise à l’AFP.

“Nous subissons une situation d’autant plus injuste que notre dernier match à Yzeure (Allier) a été reporté pour des raisons extrêmement contestables. Aucune règle d’équité sportive n’est respectée”, s’est indigné le dirigeant.

“Nous allons donc saisir le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) d’une demande de conciliation préalable à une éventuelle saisine du tribunal administratif”, a ajouté M. Barsotti, évoquant “l’investissement de l’ASSE dans la promotion du football féminin”.

“C’est tout notre projet de développement avec 800.000 euros de budget cette saison qui est remis en question pour 0,04 point. L’AS Saint-Etienne a sa place en D1. Nous sommes conscients que la FFF est confrontée à un problème inédit et nous ne voulons pas polémiquer dans ce contexte de crise sanitaire mais nous ne pouvons pas accepter une décision ressentie comme une sanction”, a-t-il conclu.