Canal+ garde la Premier League jusqu’en 2025

Le logo du groupe Canal+, le 27 novembre 2017 au siège de la chaîne cryptée à Issy-les-Moulineaux
/ © 2021 AFP

Le groupe Canal+ a annoncé mercredi avoir acquis les droits de diffusion en France de la Premier League, le championnat anglais de football, pour trois saisons supplémentaires, jusqu’à la saison 2024-2025.

Le montant déboursé par Canal+ n’a pas été dévoilé.

Le groupe a re-signé pour l’intégralité de la compétition, son principal atout en matière de football, depuis qu’il a annoncé en juin qu’il cesserait de diffuser la Ligue 1.

Canal+ va en outre récupérer, à partir de la rentrée, les deux meilleures affiches de la Ligue des champions, jusqu’en 2024.

La filiale de Vivendi a ajouté, dans un communiqué annonçant cet accord, qu’elle avait également acquis les droits de diffusion du championnat anglais “à compter de la saison 2022/2023” dans deux autres pays, la République tchèque et la Slovénie, où l’opérateur est numéro un sur le marché de la télévision payante.

Le patron de Canal+ Maxime Saada, cité dans le communiqué, a fait valoir que “c’est avant tout un grand plaisir pour nos abonnés qui plébiscitent largement ce championnat”.

Avec 380 matchs par saison, “ils profiteront ainsi, jusqu’en 2025, d’un spectacle exceptionnel, avec parmi les plus grands clubs et joueurs de la planète, sur tous leurs écrans”, a-t-il ajouté.

Pour sa part, la Premier League s’est dite ravie de prolonger son “partenariat d’exception” avec Canal+ et de l’étendre à deux nouveaux pays.

Cette annonce fait suite à une décision choc, il y a quelques semaines, de Canal+: la cessation de la diffusion du championnat français, reprochant à la Ligue de football professionnel (LFP) d’avoir désigné le géant américain de la tech Amazon comme le nouveau diffuseur principal de la L1, au terme d’un processus très mouvementé.

Et ce pour un prix nettement inférieur à celui qu’avait promis le groupe sino-espagnol Mediapro, avant de se désister.

Canal+ avait réclamé à la LFP que son propre lot de matches, qu’elle jugeait “surévalué”, soit lui aussi remis en jeu, mais le tribunal de commerce de Paris puis l’Autorité de la concurrence l’avaient débouté de ses demandes.