C3: Lyon et Lopes en quête de réconfort européen

Le gardien de Lyon Anthony Lopes en match de championnat à Montpellier, le 28 novembre 2021
Par Francois-Jean TIXIER / © 2022 AFP

L’Europe, séance de rattrapage pour Lyon: décevant cette saison, l’OL rêve d’aller au bout en Ligue Europa pour retrouver la Ligue des champions l’an prochain, avec l’aide d’Anthony Lopes, son gardien international portugais, qui défie Porto mercredi en 8e de finale aller (18h45).

“Je suis convaincu que c’est la bonne année en coupe d’Europe”, a ainsi confié le président Jean-Michel Aulas fin février au quotidien l’Equipe en s’appuyant sur le parcours de son club en phase de poules dont il est sorti premier de son groupe et invaincu (cinq victoires, un nul).

Mais la tâche s’annonce ardue pour l’Olympique lyonnais face à un adversaire plusieurs fois titré sur la scène européenne et qu’il n’a jamais battu, ni à l’automne 1964 au premier tour de la Coupe des coupes (3-0, 1-0), ni en 2004 (2-0, 2-2), en quarts de finale de la C1.

Et cet été encore, en amical, le 31 juillet, Lyon s’était incliné 5-3 à Porto.

“C’est un super adversaire, invaincu dans son championnat, l’une des meilleures équipes d’Europe. Lyon n’a jamais vaincu Porto mais moi je l’ai déjà fait avec Leverkusen (en 2020)”, s’est amusé l’entraîneur lyonnais Peter Bosz au moment du tirage.

Porto invaincu face à l’OL

Le FC Porto, présidé depuis 1982 par Jorge Pinto Da Costa (84 ans) a gagné la Ligue des champions en 1987 et 2004, la Ligue Europa en 2003 et 2011, la Coupe du monde des clubs (1987, 2004) et la Supercoupe d’Europe (1987).

Plus récemment, le leader du championnat portugais vient de sortir la Lazio Rome en barrages de Ligue Europa (2-2, 2-1).

Cet automne, le club a manqué de justesse la qualification en Ligue des champions en terminant 3e de son groupe derrière l’AC Milan et l’Atlético Madrid et offre ainsi le profil d’un vainqueur potentiel de la C3, un trophée synonyme de billet direct pour la prochaine édition de la Ligue des champions (C1).

Pour sa part, l’OL, qui fait aussi partie du paysage européen depuis 25 ans, ne peut se prévaloir, chez les hommes, que de quatre demi-finales, en Coupe des coupes en 1964, en C3 en 2017 et en C1 (2010, 2020).

Dès l’été dernier, le président lyonnais, Jean-Michel Aulas (73 ans), qui a pris le contrôle du club en D2 en 1987, avait désigné la C3 comme “l’objectif numéro un” avant de se raviser quelques semaines plus tard et d’évoquer plutôt le dernier carré.

Mais rattrapé par des résultats décevants (9e place en Ligue 1 à six longueurs du 3e, Marseille), un succès européen a de nouveau été évoqué par le patron du club rhodanien, une manière de maintenir la pression au moment d’aborder la fin de saison.

Lopes sous pression au Portugal

Pour le gardien Anthony Lopes (31 ans), né à Givors (Rhône) et qui a toujours joué à Lyon, cette confrontation est aussi une possibilité de se mettre en évidence dans son pays d’origine où il a un déficit de notoriété malgré 14 sélections.

Même s’il a été sacré champion d’Europe en 2016, il n’est que N.2 derrière Rui Patricio (102 sélections).

Son dernier retour au Portugal, au stade de la Luz, en Ligue des champions contre le Benfica Lisbonne, s’était transformé un cauchemar pour Lopes, coupable d’une terrible erreur sur une mauvaise relance à la main, plein axe, offrant à Pizzi la victoire au club lisboète à la 86e minute (2-1).

“C’est un tirage qui me fait plaisir mais cela me fera plus plaisir si on passe”, a-t-il confié sur une vidéo diffusée par l’Olympique lyonnais. “J’ai déjà joué au stade du Dragon avec la sélection et cet été avec l’OL en préparation. Si ça pouvait mieux se passer…”