C1: un Coman flamboyant pour aider le Bayern à atteindre les huitièmes

Le Français du Bayern Munich Kingsley Coman après avoir marqué un but contre Tottenham en Ligue des champions, le 11 décembre 2019
Par David COURBET / © 2021 AFP

Un mois et demi après son opération du coeur, Kingsley Coman a retrouvé ses jambes de feu et postule comme titulaire mardi avec le Bayern Munich face au Benfica (21h00) en Ligue des champions, pour une place en huitièmes de finale.

Face aux Portugais, qu’ils avaient balayé à l’aller 4-0, les Bavarois entendent bien poursuivre leur parcours parfait en Coupe d’Europe (trois victoires en autant de matches, 12 buts marqués, 0 encaissé) pour se qualifier pour le top 16 européen.

Si Coman n’avait pas marqué lors du festival offensif au stade de la Luz il y a deux semaines, il avait cependant ébloui la rencontre de ses dribbles de feu et ses accélérations déroutantes. Suffisant pour lui attribuer à l’occasion le titre honorifique d'”homme du match”.

“Il a fait un super match, notamment en situation de un contre un, il a été l’attaquant le plus dangereux côté Bayern”, avait expliqué le sélectionneur de la Belgique Roberto Martinez, qui avait suivi la rencontre en tant qu’observateur technique de l’UEFA.

Quatre pour deux places

Outre sa capacité à transpercer les défenses, le Français de 25 ans, capable de jouer autant sur l’aile droite que gauche, est aussi devenu un joueur plus complet, capable désormais d’être dangereux devant le but.

Depuis son retour à la compétition mi-octobre, il a notamment marqué deux buts en championnat lors des deux dernières rencontres, dont un exceptionnel dans un angle fermé samedi contre l’Union Berlin (victoire 5-2).

Un vrai retour en grâce pour cet attaquant à la carrière gâchée par les blessures, qui doit constamment se battre pour une place de titulaire parmi les stars du Bayern.

Sur les ailes, ils sont quatre à lutter pour deux places: si à droite Serge Gnabry semble difficilement déboulonnable, Coman est en balance avec Leroy Sané, voire le jeune prodige Jamal Musiala.

Sauf qu’après une première saison décevante, le gaucher Sané renaît sous les ordres de l’entraîneur Julian Nagelsmann, qui dernièrement l’a repositionné dans le couloir gauche, poste de prédilection du Français.

Mécontent de son manque de temps de jeu, celui qui avait permis à son équipe de remporter la C1 en 2020 grâce à son but de la tête contre le Paris SG (1-0), ne se montre du coup pas pressé de prolonger son contrat avec le “Rekordmeister” qui s’étire jusqu’en 2023.

Le Bayern refuse jusqu’à présent de s’aligner sur ses prétentions salariales20 millions contre 10 millions aujourd’hui, selon le journal Bild

, et songe même à le vendre dès le prochain mercato si aucun accord n’aboutit. Certains clubs de Premier Ligue ont déjà fait part de leur intérêt, selon les médias allemands.

Retour de Nagelsmann

Mais son entraîneur actuel n’est pas du même avis, louant à plusieurs reprises ses dernières prestations: “À mes yeux, il est l’un des meilleurs ailiers de la planète et j’aimerais travailler avec lui pendant de nombreuses années encore”.

Julian Nageslmann devrait d’ailleurs faire son retour sur le banc bavarois mardi après avoir été placé à l’isolement pendant deux semaines en raison d’une infection au Covid-19.

“J’espère que le test PCR sera négatif demain et je suppose aussi qu’il le sera”, a-t-il déclaré lundi lors d’une conférence de presse.

Face au Benfica, contre qui le Bayern n’a jamais perdu en 11 confrontations européennes, Nagelsmann pourra compter sur l’international français Lucas Hernandez, légèrement touché samedi dernier au genou et sorti par précaution.

Les Rouge et Blanc auront à coeur de reprendre leur marche en avant en tentant de faire oublier l’humiliante élimination 5-0 contre Mönchengladbach en Coupe d’Allemagne de la semaine passée.

Car si leur rêve de nouveau triplé C1-championnat-Coupe, après ceux de 2013 et 2020, s’est envolé pour cette saison, c’est bien vers Saint-Pétersbourg, qui accueillera la finale de la Ligue des champions fin mai 2022, que les Bavarois regardent désormais, tant est grande leur supériorité en Bundesliga.