C1: Super-Coman et le Bayern donnent la leçon à l’Atletico

L’attaquant du Bayern, Kingsley Coman (c), auteur d’un doublé lors du match de groupes de la Ligue des champions face à l’Atlético de Madrid, à Munich, le 21 octobre 2020
/ © 2020 AFP

Avec un doublé somptueux de Kingsley Coman, le Bayern Munich a parfaitement entamé mercredi la défense de son titre de Ligue des champions en maîtrisant 4-0 la rugueuse équipe de l’Atletico Madrid, à huis clos à l’Allianz Arena.

Cette large victoire permet au champion d’Allemagne de prendre tranquillement la tête du groupe A, largement à sa portée, où le RB Salzbourg et le Lokomotiv Moscou ont fait match nul 2-2 pour leur entrée en lice.

L’homme du match a été Kingsley Coman, le héros de la finale de Lisbonne contre le Paris SG, qui a fait parler son extraordinaire technique.

L’ex-Parisien a superbement ouvert le score: prise de balle impeccable dans un tout petit espace à dix mètres du but, à la réception d’une longue passe aérienne de Kimmich, et tir placé (1-0, 28e). Il a ensuite offert le deuxième but à Goretzka (2-0, 41e), après s’être faufilé entre trois défenseurs dans la surface.

Il a enfin conclu par un exploit personnel à la 72e minute, un slalom spectaculaire dans la défense madrilène, pour tromper une nouvelle fois le gardien Jan Oblak (4-0).

Le troisième but du Bayern a été tout aussi magnifique. Corentin Tolisso, l’un des quatre internationaux français titulaires (avec Coman, Benjamin Pavard et Lucas Hernandez), a catapulté un missile de 25 mètres en pleine lucarne de Jan Oblak, impuissant (3-0, 66e).

Actuellement deuxième de la Bundesliga avec un point de retard sur le leader Leipzig, le Bayern devait montrer qu’il a récupéré de sa fatigue de début de saison.

Kimmich, papa, guerrier et leader

Le “Final 8” de Ligue des champions en août a largement tronqué l’habituelle préparation estivale, et l’équipe a dû jouer en outre en septembre deux supercoupes, d’Allemagne et d’Europe (gagnées toutes les deux) en plus de son calendrier régulier.

Le coach du Bayern Hansi Flick a dû en outre compenser au dernier moment l’absence de son feu follet Serge Gnabry, diagnostiqué positif au coronavirus mardi soir.

Dès l’entame, les champions d’Europe se sont heurtés à la défense regroupée et à l’agressivité dans les duels des hommes de Diego Simeone, fidèles à leur réputation.

“Il sera important de tenir le choc physiquement, d’éviter les erreurs, parce que les transitions rapides sont leur point fort”, avait d’ailleurs mis en garde l’entraîneur allemand.

Et c’est le guerrier-leader Joshua Kimmich, père d’une petite fille la veille, qui a ouvert la voie, en allant gratter un ballon en tacle au milieu de terrain à la 28e minute pour servir Coman pour le premier but.

Ce 1-0 a libéré des espaces, et la qualité technique des attaquants bavarois a fait le reste.

En fin de match, Flick s’est même permis de procéder à cinq changements, comme le règlement l’y autorise cette saison, pour faire souffler les titulaires. Il a notamment fait entrer trois de ses recrues: Douglas Costa, Bouna Sarr, l’ancien Marseillais, et Eric Maxim Choupo-Moting, l’ex du PSG, ont fait leur première apparition pour Munich en Ligue des champions, à la place de Coman, Benjamin Pavard et Robert Lewandowski.

Cinquième international français de la soirée, Thomas Lemar n’est entré en jeu pour l’Atlético qu’à la 79e minute, lorsque le score était déjà acquis.

Dans la matinée, une incertitude avait plané sur la tenue du match en raison du test positif de Gnabry. Mais les autorités sanitaires de Bavière ont considéré que les mesures appliquées par le Bayern (depuis plusieurs mois) pour éviter les contacts entre joueurs hors du terrain étaient suffisantes pour qu’aucun autre professionnel de l’effectif ne soit considéré comme “un cas contact” et obligé d’entrer en quarantaine.

Une dernière batterie de test réalisée en urgence mercredi n’a révélé aucun autre cas positif.