Edinson Cavani félicité par ses coéquipiers du PSG après son penalty réussi face à Galatasaray, le 11 décembre 2019 au Parc des Princes
/ © 2019 AFP

Parcours presque parfait: le PSG, dĂ©jĂ  qualifiĂ© pour les 8es de finale et assurĂ© de finir Ă  la première place de son groupe, est parvenu Ă  rester invaincu en Ligue des champions en surclassant Galatasaray (5-0), mercredi lors de l’ultime journĂ©e des phases de poules.

Dans un Parc des Princes finalement plein, malgrĂ© le manque d’enjeu et de transports en commun, les coĂ©quipiers de Neymar, impliquĂ© de près ou de loin sur les cinq buts inscrits par son Ă©quipe, ont assurĂ© l’essentiel pour porter le bilan parisien Ă  cinq victoires en six journĂ©es.

Un 1er tour amplement réussi sur le plan comptable, même si le nul arraché il y a deux semaines à Madrid (2-2) a donné un aperçu du niveau attendu en février prochain pour espérer enfin passer le cap des 8es de finale.

La dernière soirĂ©e europĂ©enne de l’annĂ©e 2019 s’est Ă©galement bien terminĂ©e, malgrĂ© quelques frayeurs en dehors du terrain quelques heures avant le coup d’envoi.

Vers 18h00, des incidents avaient Ă©clatĂ© entre supporters et policiers aux abords de l’enceinte parisienne, faisant craindre un “revival” du 13 mars 2001 quand des violents heurts avaient Ă©clatĂ© dans les tribunes du Parc.

Après quelques Ă©chauffourĂ©es, le calme est finalement vite revenu. Et dans les tribunes, rien n’a rĂ©ussi Ă  mettre le feu aux poudres durant la rencontre, malgrĂ© les nombreux fumigènes allumĂ©s dans le parcage visiteur.

Laboratoire tactique

Il faut dire que la composition d’Ă©quipe originale du PSG a davantage titillĂ© la curiositĂ© du public que les risques de dĂ©bordements extra-sportifs.

L’entraĂ®neur parisien Thomas Tuchel a en effet profitĂ© de la dernière sortie europĂ©enne pour faire quelques expĂ©rimentations, notamment via un dispositif en 4-4-2 avec Neymar et Sarabia sur les ailes autour du duo MbappĂ©-Icardi en attaque.

Si la formule a globalement sĂ©duit, donnant des idĂ©es pour la suite, la dĂ©fense “newlook” alignĂ©e a surtout permis au technicien allemand de mĂ©nager ses cadres, trop sujets aux blessures musculaires, tout en donnant du temps de jeu aux habituels remplaçants.

A l’image de Sergio Rico dans les buts et du gaucher Layvin Kurzawa au poste de latĂ©ral droit pour accompagner Marquinhos, enfin alignĂ© Ă  son poste de dĂ©fenseur, et Juan Bernat.

Même le jeune Tanguy Kouassi (17 ans) a pu goûter au plus haut-niveau continental avant de laisser sa place et de permettre à Marco Verratti de revenir en douceur (75e).

Neymar en mode grand seigneur

La première occasion signĂ©e Sarabia a donnĂ© le ton d’entrĂ©e de jeu: sur un centre de Bernat, l’Espagnol a repris en première intention, obligeant Muslera Ă  la parade (4e).

C’est finalement Neymar, comme Ă  Montpellier (3-1) samedi en championnat, qui a trouvĂ© la clĂ© du verrou turc, Ă  la demi-heure de jeu grâce Ă  une passe lumineuse pour MbappĂ© dans le dos de la dĂ©fense.

Seul face Ă  Muslera, “KM” a transmis Ă  Icardi, qui n’avait plus qu’Ă  pousser le ballon dans le but vide (1-0, 32e).

Dans la foulĂ©e, Sarabia a doublĂ© la mise sur un joli exploit individuel: servi par Neymar au dĂ©part de l’action, le hĂ©ros de Madrid a doublĂ© la mise (2-0, 35e).

Dès le retour des vestiaire, “Ney” a poursuivi son festival en concrĂ©tisant d’une frappe limpide la belle inspiration de MbappĂ©, accĂ©lĂ©ration plein axe suivie d’une passe en talonnade (3-0, 46e).

Le N.10 brĂ©silien, Ă  l’aise dans son rĂ´le de meneur de jeu excentrĂ©, a poursuivi son rĂ©cital en rendant la pareille Ă  son compère avec un caviar millimĂ©trĂ© (4-0, 63e).

Mais le clou du spectacle est intervenu Ă  partir de la 67e minute quand l’idole du Parc Edinson Cavani est d’abord entrĂ© en jeu Ă  la place d’Icardi sous les vivats du public. Puis quand Neymar, grand seigneur, a laissĂ© le penalty provoquĂ© par MbappĂ© ĂŞtre transformĂ© par le “Matador” (5-0, 84e) en fin de match.

L’image de la soirĂ©e et le dernier Ă©pisode du “penaltygate” qui avait polluĂ© la relation entre les deux stars parisiennes depuis 2017. Un “happy end” annonciateur d’un printemps 2020 heureux ?