C1: Nsoki, le “Titi” brugeois de retour au Parc des Princes

L’Argentin du Paris SG, Lionel Messi, aux prises avec le défenseur français du Club Bruges Stanley Nsoki, durant le match de Ligue des champions entre les deux équipes, au stade Jan Breydel Stadium de Bruges, le 15 septembre 2021.
Par Benoît NOEL / © 2021 AFP

Stanley Nsoki, formé au Paris SG dont il a fréquenté le noyau pro durant deux saisons, foulera à nouveau le gazon du Parc des Princes mardi en Ligue des champions (18h45), “avec émotion mais ambition” sous le maillot du Club Bruges.

“De mes 13 jusqu’à mes 20 ans, j’ai joué au PSG donc forcément, c’est mon club de coeur !”, avait déclaré le Franco-Congolais de 22 ans en conférence de presse en octobre dernier, peu après le premier match de la saison en C1 entre Brugeois et Parisiens (1-1).

“Ça m’a fait bizarre quand j’ai retrouvé Marquinhos, Kimpembe ou Mbappé en Ligue des champions… mais en face.”

L’émotion sera sans doute encore plus forte mardi à Paris où il retrouvera l’ambiance du Parc telle qu’il l’a connue entre 2017 et 2019 sous les ordres d’Unai Emery puis Thomas Tuchel. Tout jeune professionnel, au sein d’un collectif de stars, il avait forcément eu peu de temps de jeu (16 matches au total), ce qui ne l’avait pas empêché de décrocher deux titres de champion de France et d’intégrer l’effectif de l’équipe de France Espoirs.

A la recherche de temps de jeu après deux saisons mitigées à l’OGC Nice (44 matches entre 2019 et 2021), le défenseur gaucher a accepté le défi que lui ont proposé les dirigeants brugeois l’été dernier.

“Un pas en avant”

Il a posé ses cartons en Belgique, y signant pour quatre saisons, contre 6,5 millions d’euros.

“Un pas en arrière, ce transfert en Belgique ? Pour moi, c’est l’inverse: un vrai pas en avant !”, affirmait-il il y a un mois à la radio belge RTBF.

“A Bruges, les infrastructures sont meilleures qu’ailleurs et j’apprends tous les jours car le staff avait parfaitement cerné mon profil avant ma signature”, a-t-il raconté. “Et puis surtout, je joue la Ligue des champions alors qu’au PSG, je ne l’avais vue que du petit banc.”

“A Bruges, on m’a accueilli avec chaleur mais aussi avec rigueur et j’adore ça: je fonctionne à la discipline, et c’est d’ailleurs ça qui m’a fait choisir ce club où l’on ressent le mentalité flamande.”

“Je me reconnais dans le slogan local +No Sweat, No Glory+: sans sueur, pas de succès ! J’aime bien souffrir si c’est pour réussir”, a-t-il poursuivi.

S’il n’est pas toujours titulaire en championnat, Nsoki a disputé tous les matches de C1 avec les “Blauw en Zwart” (Bleu et Noir), s’imposant en défense centrale où son gabarit (1,84 m) et sa lecture du jeu en font un élément fiable.

Objectif Ligue Europa

Après un départ canon dans cette compétition (4 points sur 6 après un nul 1-1 contre le PSG de Lionel Messi puis un succès 2-1 à Leipzig), le Club Bruges a enchaîné trois défaites. Il occupe la dernière place du groupe A avant le déplacement à Paris où le club belge tentera de décrocher la troisième place, synonyme de Ligue Europa.

Avec quatre points (comme Leipzig mais avec une différence de buts défavorable par rapport au club allemand), les hommes de Philippe Clément doivent obtenir au moins un match nul dans la capitale française en espérant une défaite de Leipzig face à City.

“On y croit vraiment”, assure Nsoki. “Même dès le tirage de ce groupe de la mort, on y a cru dès le début !”

Pour espérer un miracle, il faudra avant tout que Bruges (actuel 2e de la Pro League derrière la surprenante Union Saint-Gilloise) retrouve une stabilité défensive.

Ces quatre dernières semaines, la formation belge a concédé 20 buts, soit une moyenne de trois buts par match.

Nsoki sait qu’il devra être intraitable, comme il l’avait été au match aller où il avait complètement étouffé les Parisiens, qu’il connaît si bien.