C1: Liverpool assure contre Leipzig et prend le quart

Le milieu égyptien de Liverpool, Mohamed Salah, buteur lors du 8e de finale retour de la Ligue des champions contre Leipzig, à Budapest, le 10 mars 2021
/ © 2021 AFP

Liverpool a vendangé, Liverpool a tremblé, mais Liverpool a marqué et s’est qualifié pour les quarts de finale de la Ligue des champions en gagnant 2-0 à “domicile” à Budapest, contre Leipzig, comme à l’aller.

C’est une bouffée d’oxygène bienvenue pour Liverpool en grande difficulté en championnat et pour qui Anfield est devenu synonyme de défaite ces derniers temps, avec 6 revers de rang.

A quelque chose malheur est bon et le dépaysement du match à la Puskas Arena, en raison de la quarantaine qui aurait été imposée aux Allemands à leur retour, s’ils étaient venus en Angleterre, a certainement permis à Liverpool d’éviter de trop gamberger.

On a retrouvé des qualités, comme le pressing, le tranchant des passes, la détermination dans les projections vers l’avant qui ont totalement été perdues à domicile en championnat.

Et même si Liverpool a eu besoin d’une demi-douzaine d’occasions avant de trouver la faille, Liverpool a su faire tourner le match en sa faveur avec deux buts rapprochés, les deux fois en seconde période et les deux fois avec Mohamed Salah qui ouvre le score et Sadio Mané qui fait le trou, comme à l’aller.

L’Egyptien, qui était aussi au départ du premier but en venant participer à la conservation d’un ballon récupéré dans ses 30 mètres, a profité d’une belle montée de balle en trois passes et d’une ouverture de Diogo Jota, préféré à Roberto Firmino, pour repiquer au centre et tromper Peter Gulacsi (1-0, 70e).

Quatre minutes plus tard, c’est Divock Origi, qui venait de remplacer le Portugais, qui a trouvé Mané au deuxième poteau d’un centre tendu pour le 2-0 (74e) qui a vraiment permis aux vainqueurs de l’édition 2019 de souffler.

L’expérience a parlé

Les Allemands, demi-finalistes contre le Paris SG l’an dernier, pourront regretter la tête sur la transversale d’Alexander Sörloth, après une montée rageuse de Dayot Upamecano cinq minutes avant l’ouverture du score, qui aurait fragilisé psychologiquement les Reds.

Mais sur l’ensemble des deux matches, on a le sentiment que l’expérience a parlé.

Punis pour deux erreurs défensives flagrantes il y a quinze jours, Leipzig avait changé d’option tactique en démarrant avec Yussuf Poulsen en pointe, alors qu’ils avaient débuté sans véritable neuf la première manche.

Les Allemands ont beaucoup eu le ballon sur ce match, mais hormis la tête du géant norvégien et une opportunité de Dani Olmo à la 10e minute de jeu, ils n’ont que rarement mis en danger leurs adversaires, alors que Jota (19e, 41e), ainsi que Salah et Mané coup sur coup (24e) avaient déjà eu des occasions nettes en première période.

En effaçant la désillusion de l’élimination à ce même stade, contre l’Atlético Madrid l’an passé, juste avant que le Covid n’arrête le football européen pour trois mois, Liverpool a peut-être exorcisé une partie de ce qui pesait sur lui.

La Ligue des champions redevient en tout cas un objectif majeur des Reds, même si l’opposition promet de monter d’un cran à partir des quarts.