C1: Lille s’invite à la table des grands !

La joie du Canadien Jonathan David et de l’Anglais Angel Gomes, auteurs chacun d’un but, lors de la victoire de Lille, 3-1 sur le terrain de Wolfsbourg, lors de la 6e journée du groupe G de la Ligue des Champions, le 8 décembre 2021
Par Nicolas BLASQUEZ / © 2021 AFP

Lille s’invite à la table des grands d’Europe ! Les Dogues ont décroché leur qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en allant dévorer les Loups de Wolfsburg (3-1), mercredi en clôture de la phase de poules.

Le champion de France en titre, qui rejoint le Paris SG, déjà qualifié depuis deux semaines, s’est même permis de luxe de terminer en tête du groupe G devant Salzbourg et Séville grâce à des buts signés Burak Yilmaz (11e), Jonathan David (72e) et Angel Gomes (78e).

Le Losc rejoint donc le Top 16 européen pour la deuxième fois de son histoire, quinze ans après une double confrontation perdue de justesse en 2007 face à Manchester United (1-0, 1-0).

A mi-parcours, le Losc était pourtant bien mal parti avec seulement deux points au compteur en trois rencontres. Mais contre toute attente, les joueurs de Jocelyn Gourvennec ont remporté les trois suivantes pour terminer avec 11 points, leur meilleur total jamais enregistré en C1.

Lors du tirage au sort lundi à Nyon (Suisse), Lille pourra hériter de l’un des adversaires suivants : Chelsea, l’Atlético Madrid, l’Inter Milan, Benfica ou le Sporting Lisbonne. L’Atalanta Bergame et Villarreal, dont le match a été reporté mercredi en raison des chutes de neige, se disputeront le dernier billet encore en jeu.

Cette qualification permet aussi au football français de confirmer sa superbe campagne européenne avec les qualifications directes de deux équipes en 8e de C1, de Lyon et Monaco en 8e de C3 et de Rennes en phase finale de C4. Restera à Marseille de compléter le carton plein: l’OM, certes éliminé de C3, peut décrocher son billet pour les barrages de la C4 en ne perdant pas jeudi (21h00) au stade Vélodrome contre le Lokomotiv Moscou.

Yilmaz décisif

Obligé de l’emporter pour se qualifier, Wolfsburg a commencé la rencontre tambour battant et a essayé de gêner la relance lilloise, mais sans grand succès. Bien en place défensivement, les Dogues ont alors assommé les Loups sur leur première occasion.

Après avoir capté un corner allemand, le gardien nordiste Ivo Grbic a relancé vite pour Zeki Celik, lequel a lancé sur le côté droit Jonathan Ikoné, qui a pris de vitesse ses adversaires avant de servir de l’extérieur du pied Yilmaz, dont la reprise sans contrôle a battu Koen Casteels (1-0, 11e).

Toutefois, juste après l’engagement, les joueurs nordistes, encore tout à leur joie, se sont laissés surprendre et ont failli le payer cher. Seul aux vingt mètres, Gian-Luca Waldschmidt a décoché une superbe frappe croisée qui a flirté avec la lucarne (13e).

Petit à petit, Lille a laissé le contrôle des opérations à Wolfsburg et s’est montré trop passif pour espérer inquiéter son adversaire, bien plus agressif à l’image des nombreux ballons de la tête gagnés par les Loups.

Le géant néerlandais Wout Weghorst (1m97) s’est ainsi montré dangereux à plusieurs reprises : sa première tête a été bloquée par le portier lillois (28e), la seconde n’a pas trouvé le cadre de peu (40e) tandis que la troisième sur corner a été dégagée en catastrophe devant sa ligne par Reinildo (42e).

David encore buteur

Trop timide, Lille n’a quasiment rien montré après la belle action qui a abouti à l’ouverture du score, si ce n’est un coup franc en angle fermé d’Yilmaz, capté sans difficultés par Casteels (35e).

Au retour des vestiaires, les joueurs de Jocelyn Gourvennec se sont un peu réveillés mais sans toutefois faire preuve d’une grande sérénité lors du premier quart d’heure.

Mais ils ont tenu bon et ont tué le match à l’aube du dernier quart d’heure avec un nouveau but de David (2-0, 72e), son troisième en C1 et son 14e cette saison toutes compétitions confondues, et une autre réalisation de Gomes peu après son entrée en jeu (3-0, 78e).

Renato Steffen a sauvé l’honneur pour Wolfsburg (3-1, 89e) mais n’a pas réussi à gâcher la fête du Losc, qui a écrit l’une des plus belles pages de son histoire, six mois après avoir décroché un titre de champion de France aussi superbe qu’inattendu.