C1: Lille à quitte ou double contre Séville

Le Lillois Renato Sanches (gauche) et le défenseur de Séville Sergio Escudero (droite) lors de la rencontre aller de Ligue des champions entre le Losc et Séville au stade Pierre-Mauroy le 20 octobre 2021
/ © 2021 AFP

Et maintenant Lille doit gagner: en quête d’un premier succès en Ligue des champions cette saison, le Losc joue une partie de son avenir européen mardi à Séville (21h00), où tout autre résultat qu’une victoire compliquerait ses chances de voir les huitièmes.

Troisième du groupe G avec 2 points, un de moins que les Espagnols et autant que Wolfsbourg, quatrième, le club nordiste serait inspiré de mettre fin mardi soir au stade Sanchez-Pizjuan à une disette de neuf ans: sa dernière victoire dans le tour principal de l’épreuve reine européenne remonte à 2012…

La mission s’annonce compliquée sur la pelouse du troisième de Liga, qui a fait carton plein dans son stade en championnat (15 points sur 15 possibles) et possède un large effectif, dont de nombreux éléments ont été à la base du sacre en Ligue Europa il y a quinze mois.

Incertains, les défenseurs Gonzalo Montiel et Karim Rekik seront aptes, donnant encore plus de solutions à l’entraîneur Julen Lopetegui.

Lors du match aller, les Dogues avaient bien résisté, ne se procurant quasiment aucune occasion mais n’en concédant pas beaucoup plus (0-0). Un résultat correct qui a entretenu l’incertitude, dans un groupe où Salzbourg s’est détaché en tête (7 pts), et qui n’a pas découragé l’entraîneur lillois Jocelyn Gourvennec.

“On peut toujours voir du négatif, trouver que ce n’est pas suffisant, qu’un point à domicile c’est une contre-performance, ce n’est pas du tout mon avis”, avait lancé le technicien après la rencontre. “Il faut vraiment avoir en tête qui on vient de jouer: une des meilleures équipes de Liga.”

Sentiment d’inachevé

L’entraîneur lillois, qui vit sa première campagne de Ligue des champions sur le banc, sait que tout reste ouvert. Mais le bilan en championnat (12e place avec 4 victoires en 12 journées) est indigne d’un champion de France en titre et, même lorsque son équipe hausse le niveau, elle ne réussit pas toujours à traduire ses performances en résultats.

Cela avait été le cas lors de la première journée européenne, les Allemands de Wolfsburg, malmenés pendant 90 minutes, repartant avec un point quasi miraculeux (0-0).

Scénario différent vendredi mais même sentiment d’inachevé: excellents face au PSG, les Lillois ont manqué plusieurs balles de break et craqué en fin de match (1-2), une “grande frustration” pour Gourvennec.

“L’efficacité offensive nous plombe les résultats, on progresse mais, pour le moment, ce n’est pas suffisamment payant”, a-t-il estimé.

Pour ce déplacement à Séville, le technicien reste privé de son défenseur central Sven Botman, blessé au quadriceps. Le onze aligné face à Paris ne devrait varier qu’à la marge, Benjamin André remplaçant Xeka dans l’entrejeu aux côtés de Renato Sanches.

En face, seul l’attaquant Youssef En-Nesyri manquera à l’appel. Redoutable finisseur (18 buts en championnat la saison dernière), il sera remplacé par Rafa Mir, grand gabarit qui pèse sur les défenses mais peut-être moins adroit devant le but.

Pas de quoi changer le fond du problème: pour renverser Séville, Lille devra sortir une performance de très haut niveau, que le club n’a que rarement réussie depuis sa victoire dans le Trophée des champions face au PSG début août (1-0).