C1: Leipzig-PSG, “comme un 8e” de finale pour Tuchel et Nagelsmann

L’entraîneur du RB Leipzig Julian Nagelsmann lors du déplacement de son équipe sur la pelouse du Borussia Mönchengladbach, le 31 octobre 2020
/ © 2020 AFP

Le Paris SG, sans Neymar ni Kylian Mbappé, retrouve Leipzig mercredi (21h00) en Allemagne, dans un match de Ligue des champions qui a tout “d’un huitième” de finale, se sont accordés à dire mardi les entraîneurs Thomas Tuchel et Julian Nagelsmann.

. Les absences de Neymar et Mbappé

Tuchel: “Il nous manque beaucoup de joueurs clé, nous ne sommes pas contents, mais pas tristes non plus. On va essayer de faire un match comme une équipe, faire plus d’efforts comme une équipe. On doit grandir ensemble dans cette situation.”

Nagelsmann: “Ce n’est certainement pas le plus mauvais moment pour jouer le Paris SG, mais nous avons aussi plusieurs blessés. Evidemment, ça n’est pas un désavantage pour nous que Mbappé et Neymar ne jouent pas, ce sont des joueurs fantastiques. Mais le PSG a d’autres très bons joueurs, que beaucoup d’équipes en Europe aimeraient avoir dans leurs rangs. Avec Neymar et Mbappé, le PSG serait un peu plus fort, mais nous serions aussi un peu plus fort si nous avions tous nos joueurs.”

Thilo Kehrer (défenseur du Paris SG): “C’est vrai que ces deux joueurs ont énormément de qualités. Mais on a beaucoup d’autres joueurs avec beaucoup de qualités et d’expérience. On a confiance en nous. L’objectif, c’est de gagner (…) On ne vient pas ici en se disant qu’on serait content avec un match nul. C’est notre job de gagner la phase de groupes, et on veut le faire mercredi.”

. Le PSG “prêt à souffrir” en équipe

Tuchel: “On doit tout accepter, comme jouer plus bas. C’est sûr qu’on va souffrir, mais pour combien de temps, on ne sait pas. Sur 90 minutes, on aura des moments pour nous montrer. (…) Il n’y aura pas un joueur clé, on va avoir besoin d’onze clés ! Vous voyez la liste des absents, ce n’est pas un grand secret qui commencera. On va pousser en équipe. Les plus belles choses dans le foot proviennent toujours d’un effort de l’équipe.”

Kehrer: “La clé, c’est de trouver une bonne structure. C’est important de garder la qualité d’avoir un groupe, un collectif très fort, très serré. On doit tous s’aider pour gagner mercredi.”

. “Comme un huitième”

Tuchel: “J’ai le sentiment de jouer un 8e, avec le retour à Paris (le 24 novembre). Ca peut être décisif si on gagne la compétition directe. On connait très bien la situation”

Nagelsmann: “Je vois ces deux matches contre Paris comme un duel à élimination directe. Avec une défaite mercredi ce ne serait pas complètement fini, mais nous nous retrouverions sous une pression extrême à Paris, avec l’obligation de gagner. Il s’agit pour nous de prendre autant que possible quatre points contre Paris pour garder notre destin entre nos mains dans ce groupe. Il y a bien sûr de la pression, mais ce n’est pas exceptionnel en phase de poule de Ligue des champions”.

. Les leçons de la demi-finale d’août

Nagelsmann: “Les leçons que nous avons tirées de notre défaite ne sont pas forcément de nature tactique, c’est aussi une attitude dans les duels, une conviction. Ce n’est pas que les gars n’ont pas eu envie en demi-finale, mais ils doivent être conscients de leurs propres forces. En deuxième période à Lisbonne, nous avions été à leur niveau, et nos dix premières minutes avaient également été très bonnes. Donc nous en retirons la leçon que nous n’avons pas à nous cacher, que si nous sommes dans un bon jour comme nous étions contre l’Atlético (en quarts), nous sommes aussi capables de faire de bonnes performances contre des équipes du plus haut niveau européen. C’est ce que nous voulons montrer mercredi.”

Tuchel: “C’est un match totalement différent de la demi-finale, rien qu’en comparant les équipes titulaires. C’est un match nouveau. Je pense que Leipzig va défendre plus haut, et de manière plus libre. Il nous manque Juan (Bernat), Paredes, Verratti, Mbappé, Neymar, des joueurs capables de sortir de la pression avec leur qualité individuelle, de trouver des solutions dans des espaces serrés. On doit accepter de jouer plus direct, ou d’une autre façon. Je m’attends à une équipe de Leipzig très forte.”