C1: le PSG veut assurer sa qualification, retrouvailles Messi-Ronaldo

Les attaquants du PSG Moise Kean (g) et Neymar fêtent un but contre Manchester United, le 2 décembre 2020 à Old Trafford
Par Alexis HONTANG / © 2020 AFP

Dénouement en Ligue des champions: le Paris SG espère sceller sa qualification pour les 8es de finale, avec peut-être la première place de son groupe, mardi face au Basaksehir Istanbul (21h00), lors d’une soirée marquée par les retrouvailles entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo.

Pour la dernière journée de phase de poules, Rennes, éliminé de toutes compétitions européennes, reçoit le Séville FC sans n’avoir plus rien à jouer, si ce n’est une partie de son honneur, écorné par une campagne décevante.

A Paris aussi, le spectre du fiasco a longtemps rôdé. Mais le PSG, mal en point après deux défaites lors des trois premières journées, s’est relevé en battant le RB Leipzig (1-0) puis Manchester United (3-1).

L’air s’est assaini au point que les Parisiens abordent dans la meilleure position leur ultime rendez-vous de la phase de groupes, face à des Turcs déjà condamnés à la dernière place.

Un nul suffit pour Paris

Un nul leur suffira pour voir les 8es. Même en cas de défaite, Paris sera qualifié s’il y a un vainqueur dans l’autre rencontre entre Leipzig et Manchester.

“Surtout pas de blague”, prévient mercredi le quotidien Le Parisien.

Mais le vice-champion d’Europe est tenté de vouloir plus: assurer la première place en battant les Stambouliotes, ce qui leur permettra d’éviter de tomber sur Liverpool, le Bayern ou Chelsea lors du tirage au sort prévu lundi prochain.

“Optique 2021” titre en “une” le journal sportif L’Equipe, qui évoque un match qui “pourrait faciliter les 8es en février et mars prochains”.

“Finir premiers nous donne la possibilité de jouer le 8e retour à domicile. Mais vous connaissez bien l’histoire du PSG, ce n’est pas facile de surmonter ces matches”, a tempéré l’entraîneur Thomas Tuchel.

On est loin de l’angoisse qui a précédé les chocs contre Leipzig et Manchester United: Paris aborde sa dernière “finale” pour la qualification avec un grand sentiment de confiance.

Ses prestations à Old Trafford et à Montpellier samedi (victoire 3-1) suggèrent que le PSG a retrouvé de l’allure, après un mois de novembre pollué par les doutes et les blessures.

Messi défie Ronaldo

Symbole du trou d’air parisien, l’attaquant Kylian Mbappé a retrouvé le sourire en marquant dans l’Hérault son 100e but en rouge et bleu. Reste à confirmer son retour en forme en C1, lui qui n’a plus marqué dans la compétition depuis le 11 décembre 2019.

“C’est une troisième finale pour la qualification. Je demande tout notre sérieux, une concentration à 100%”, a prévenu Tuchel, qui se méfie du statut de favori accolé à son équipe face au néophyte turc: “Il n’y a pas de matches faciles.”

Pour Rennes, c’est le dernier moment pour entendre l’hymne de la Ligue des champions résonner au Roazhon Park. Le club, dernier avec un seul point en cinq journées, dispute pour du beurre un dernier match contre Séville, assuré de terminer deuxième.

Les Bretons, novices en C1, ont connu cet automne un rude apprentissage, qui leur a fait douter et perdre pied en Championnat.

A nouveau battus à domicile samedi, par Lens (2-0), l’équipe entraînée par Julien Stéphan broie du noir avant les fêtes de fin d’année. Mais il n’est pas question pour lui de “galvauder” le dernier match d’une compétition dont “on ne sait pas quand et si on la retrouvera”.

La soirée est également marquée par le choc entre les superstars Messi et Ronaldo, qui se retrouvent pour la première fois depuis le départ du Portugais à la Juventus en 2018.

CR7, malade du Covid-19, avait raté le match aller, remporté par le FC Barcelone (2-0) avec un but de l’Argentin. En Catalogne, il s’agira aussi de jouer pour la première place du groupe, avant le tirage qui pourrait réserver de nouveaux duels au sommet.

“Comme au bon vieux temps”, titre le quotidien espagnol Marca, pendant que son concurrent As évoque “le duel le plus attendu”. Côté italien, le Corriere dello Sport s’interroge: “Qui est le plus fort?”