C1: le Paris SG à Leipzig pour séduire sans Messi, et s’ouvrir la voie

L’attaquant brésilien du Paris Saint-Germain, Neymar, félicite le milieu de terrain argentin, Angel Di Maria, après son but marqué face à Lille, lors de leur match de Ligue 1, le 29 octobre 2021 au Parc des Princes
Par Alexis HONTANG / © 2021 AFP

Avec la manière ? Le Paris SG enchaîne les victoires, mais le débat sur son niveau de jeu persiste. A Leipzig mercredi (21h00), il s’agit de séduire, sans Lionel Messi, autant que de se rapprocher des 8es de finale de la Ligue des champions.

En cas de succès en Allemagne, doublé d’une victoire de Manchester City contre Bruges, les Parisiens auront un pied et quatre orteils dans le top 16 européen, à deux journées de la fin.

Mais leurs oreilles risquent de siffler si leur performance collective n’est pas au niveau attendu, même si la “Pulga” (la “Puce”), touchée à une cuisse et à un genou, a déclaré forfait.

“Chercher des résultats et le bon fonctionnement, c’est la réalité de l’équipe”, a résumé l’entraîneur Mauricio Pochettino en conférence de presse mardi.

Depuis le début de saison, le PSG fait plus parler de lui par ses succès arrachés in extremis que par la qualité du spectacle.

La dernière sortie des coéquipiers de Neymar a confirmé ce constat déroutant : vendredi, ils ont battu le Lille grâce à un but à la 88e minute (2-1), en ayant subi toute la première heure.

Ce scénario a rappelé celui de la victoire contre le RB Leipzig (3-2) le 19 octobre, dans lequel Paris a doublé sur le fil les Allemands, qui menaient 2-1 en seconde période.

Avec un tel effectif de stars sur le terrain, forcément, les observateurs attendent mieux. Mais ceux-ci se trompent d’analyse, selon Leonardo.

Le directeur sportif a élevé la voix, après le match face au Losc, contre ces “critiques gratuites” qui “dépassent parfois les limites”.

Di Maria de retour

“Les grands joueurs qu’on a pris, aujourd’hui, ils sont nuls ? Je demande à tout le monde de se calmer. On est là où on veut être. C’est un chemin”, a-t-il assuré.

En effet, une dixième qualification consécutive pour les 8es tend les bras au PSG, avant une éventuelle “finale” pour la première place du groupe A sur le terrain de Manchester City le 24 novembre.

Pour des Parisiens en quête de progrès, le voyage à la Red Bull Arena offre ce qu’il leur faut : un adversaire joueur mais friable derrière, de quoi laisser des espaces à leurs attaquants stars.

A commencer par Kylian Mbappé, bien présent dans le groupe après avoir manqué le match contre Lille en raison d’une infection ORL.

Le retour de suspension de l’ailier Angel di Maria devrait aussi donner des ailes au PSG, d’autant que le “Fideo” (le “Vermicelle”) reste sur une bonne performance contre Lille (un but et une passe décisive).

Sans Messi

Avec ces deux joueurs, en plus de Neymar qui a livré vendredi sa meilleure prestation de la saison, Paris peut faire mieux que les statistiques de l’UEFA le laissent entendre.

Au terme de la phase aller, c’est le quatrième club qui réussit le moins de centres dans la compétition (8), loin derrière l’Inter Milan (26). En termes de tirs, il n’est que 25e sur 32, avec un total (27) bien inférieur à celui du leader, le Real Madrid (65).

Mais, dans ce début de saison déconcertant, il y a toujours quelque chose pour tempérer les ardeurs parisiennes : mardi matin, le club a confirmé le forfait de Messi, son meilleur buteur en C1 (3 buts).

L’Argentin, remplacé à la mi-temps du dernier match, souffre d’une gêne aux ischio-jambiers de la cuisse gauche, ainsi que de douleurs à un genou. “J’espère qu’il va revenir vite dans le groupe”, a indiqué Pochettino sans en dire plus.

“La différence aujourd’hui, avec ou sans lui, n’est pas si grande. Mais forcément, quand on a un joueur comme Messi dans son équipe, on est automatiquement plus fort”, a déclaré le milieu Georginio Wijnaldum.

Ce coup dur le prive d’un deuxième créateur, puisque le milieu Marco Verratti, blessé à une hanche, est indisponible encore trois semaines.

Son absence s’était fait ressentir mi-septembre à Bruges (1-1). Toujours sans lui, les Parisiens s’étaient inclinés à Leipzig (2-1) il y a un an, lors de la phase de groupes.

Pour Paris, qui reste sur deux déplacements sans victoire, il y a autant de raisons d’attendre avec impatience, que de craindre, ce match contre le RBL.