C1: le Bayern se qualifie sans forcer son talent contre la Lazio

L’attaquant polonais Robert Lewandowski a ouvert le score sur penalty pour le Bayern lors du 8e de finale retour de la Ligue des champions contre la Lazio, à Munich, le 17 mars 2021
/ © 2021 AFP

Le Bayern, tenant du titre de la Ligue des champions, a battu (2-1) et éliminé la Lazio sans forcer son talent, mercredi à Munich, et arrivera en favori en quart de finale, fort d’une incroyable série de 19 matches sans défaite dans la compétition reine.

Robert Lewandowski a ouvert le score sur pénalty à la 33e minute d’un partie longtemps soporifique, où les Allemands ont géré leur avance, après leur victoire 4-1 à l’aller à Rome.

Pendant plus de 70 minutes, les deux gardiens n’ont pas eu grand chose à faire pour se réchauffer sous les quelques flocons de neige tombés sur l’immense Allianz Arena vide de spectateurs.

Mais l’entrée en fin de match des remplaçants du Bayernsoucieux de se montrera donné un peu de rythme à la partie. Eric Maxim Choupo-Moting, la doublure de Lewandowski, a marqué un beau but à la 73e minute, bien lancé en profondeur par David Alaba (2-0).

Marco Parolo a réduit l’écart dans les dernières minutes (2-1, 82e).

Malgré ses trois buts d’avance après le premier match, l’entraîneur munichois Hansi Flick n’avait pris aucun risque. En l’absence de son gardien Manuel Neuer (refroidissement, remplacé par le jeune Alexander Nübel) et de Kingsley Coman (douleur musculaire), il avait aligné sa meilleure équipe possible, avec ses stars Joshua Kimmich, Robert Lewandowski ou Thomas Müller notamment.

En face, Simone Inzaghi avait en revanche visiblement le regard déjà fixé sur la suite de la saison: le capitaine et buteur Ciro Immobile n’était pas sur la pelouse au coup d’envoi, laissé au repos sur le banc.

Tensions au Bayern

Le Bayern a donc fait le job. Sans génie ni passion, mais avec ses armes habituelles: discipline, combativité, et toujours un pressing énorme sur l’adversaire.

Il faut désormais remonter à plus de deux ans, au 13 mars 2019 exactement, pour trouver trace du dernier revers des Bavarois en Ligue des champions. Ils avaient été battus à domicile 3-1 en 8e de finale par Liverpool, futur vainqueur de l’épreuve. Depuis, Lewandowski et ses coéquipiers ont remporté 18 victoires et concédé un nul.

Comme souvent en début d’hiver, le “Rekordmeister” a connu un petit passage à vide en décembre/janvier, permettant au suspense de perdurer un peu en Bundesliga.

Mais les hommes de Hansi Flick, qui mènent actuellement leur championnat avec quatre points d’avance sur Leipzig, ont depuis repris leur rythme de croisière: cinq victoires sur leurs cinq derniers matches et, en Ligue des champions, une moyenne de trois buts par matches cette saison (24 buts en 8 matches).

Pas de signe, sur la pelouse, des tensions internes au club, et de la brouille désormais quasi-publique entre le directeur sportif Hasan Salihamidzic et l’entraîneur Hansi Flick, le second reprochant notamment au premier un recrutement peu judicieux à l’intersaison.

En quart de finale, l’opposition risque d’être plus solide, et le Bayern devra sans doute resserrer encore quelques boulons. Le but “pour l’honneur” de Parolo en fin de match, qui pourrait paraître anecdotique, est en effet le symptôme de la seule faiblesse du “Rekordmeister” cette saison: incroyablement puissants offensivement, les champions d’Europe n’arrivent pas à garder leur cage vierge: ils ont encaissé au moins un but lors de 12 de leurs 15 matches depuis début janvier.