L’attaquant polonais du Bayern Robert Lewandowski ouvre la marque contre Olympiakos en Ligue des champions, le 6 novembre 2019 Ă  Munich
/ © 2019 AFP

Trois jours après le limogeage brutal de l’entraĂ®neur Niko Kovac, le Bayern Munich s’est qualifiĂ© mercredi pour les huitièmes de finale de Ligue des champions grâce Ă  une victoire sans panache mais sans trembler 2-0 contre l’Olympiakos Ă  l’Allianz Arena.

Avec quatre victoires en quatre matches, les champions d’Allemagne sont certains de terminer au moins deuxièmes du groupe B, quel que soit le rĂ©sultat de Etoile Rouge-Tottenham (21h00).

CrispĂ©s, incapables de mettre du rythme pendant l’essentiel du match, les Bavarois ont dĂ» attendre un but de l’inĂ©vitable Robert Lewandowski, servi par Kingsley Coman, le meilleur homme du match, pour casser la rĂ©sistance des Grecs Ă  la 69e minute, avant que Perisic ne cloue le cercueil Ă  deux minutes de la fin.

En fin de match, les joueurs Ă©taient satisfaits de leur prestation, heureux de n’avoir (enfin!) pas encaissĂ© de buts

17 encaissés sur les 8 derniers matches

et d’avoir Ă©tĂ© de nouveau les patrons sur le terrain, mĂŞme si l’adversaire leur Ă©tait nettement infĂ©rieur.

“Nous avons Ă©tĂ© dominateurs, agressifs, nous ne les avons pas laissĂ©s respirer. Mais nous n’avons pas assez tirĂ© profit de notre pressing offensif, et trop tard”, a cependant admis Thomas MĂĽller, heureux d’avoir engrangĂ© de la “confiance” avant la rĂ©ception du Borussia Dortmund samedi, pour le “Klassiker” de la Bundesliga.

Pavard sur le poteau

Tandis que leurs dirigeants se sont “donnĂ© du temps” pour trouver un nouvel entraĂ®neur

les noms de Wenger, Mourinho et Allegri circulent, entre autres

les stars du “Rekordmeister”, eux, n’avaient pas ce luxe: ils devaient faire face immĂ©diatement Ă  leurs “responsabilitĂ©s”, comme l’avait admis Joshua Kimmich la veille du match.

l’entraĂ®neur intĂ©rimaire Hansi Flick avait Ă©cartĂ© de l’Ă©quipe Thiago Alcantara et Philippe Coutinho, trop loin de leur niveau lors des derniers matches, et remis Thomas MĂĽller dans la ligne d’attaque. Mais malgrĂ© leur supĂ©rioritĂ© intrinsèque, les champions d’Allemagne ont encore Ă©tĂ© loin des attentes placĂ©es en eux par leurs dirigeants, surtout en première pĂ©riode.

Hormis une tentative de loin de Leon Goretzka (5e) qui a obligĂ© le gardien JosĂ© Sa Ă  une belle dĂ©tente, ils ont surtout monopolisĂ© le ballon en vain. L’Olympiakos ne s’est pas crĂ©Ă© une seule occasion, sauf lorsque David Alaba, fĂ©brile, a fait une boulette dans la surface (16e), qui aurait pu coĂ»ter très cher si les attaquants grecs s’Ă©taient montrĂ©s plus adroits.

Deux Ă©clairs sont venus illuminer cette grise première pĂ©riode: un exploit personnel dans la surface de Coman, qui a Ă©chouĂ© sur le gardien (34e), et une curieuse action, lorsqu’un ballon a fait le billard dans la surface grecque entre la tĂŞte de Lewandowski et l’oreille de Benjamin Pavard, avant de s’Ă©craser sur le poteau (45e).

Coman décisif

Après la pause, les Munichois sont revenus avec de meilleures intentions: plus incisifs dans les duels, on a vu qu’ils essayaient d’emballer le match. Mais il semblait toujours manquer le dixième de seconde nĂ©cessaire pour faire la diffĂ©rence.

Jusqu’Ă  la 69e minute. Coman, qui avait obligĂ© JosĂ© Sa a une parade spectaculaire quelques minutes plus tĂ´t, a cette fois servi Lewandowski de la droite. Le Polonais, dĂ©sormais deuxième meilleur buteur de la Ligue des champions avec six rĂ©alisations, a repris dans une position acrobatique et dans un angle impossible (1-0).

Coman a ensuite Ă©vitĂ© des angoisses Ă  son Ă©quipe en prĂ©parant superbement le deuxième but, Ă  la 88e minute: en position de meneur de jeu, il a servi son compatriote Corentin Tolisso dans la course sur la gauche, et le centre de l’ancien Lyonnais a trouvĂ© Ivan Perisic (2-0, 89e). Beau coaching de Flick: Tolisso et Perisic venaient d’entrer en jeu.