C1: l’Atlético battu devra attendre pour se qualifier

Le milieu de l’Atlético Madrid Saul Niguez (g) à la lutte avec le milieu de Leverkusen Kai Havertz en Ligue des champions, le 6 novembre 2019 à Leverkusen
/ © 2019 AFP

L’Atlético Madrid s’est fait surprendre mercredi à Leverkusen, qui n’avait pas encore marqué un point en trois matches, et a manqué l’occasion de se qualifier pour les 8e de finale en s’inclinant 2-1.

Derrière la Juve déjà qualifiée, les Colchoneros sont toujours deuxièmes avec 7 points, mais restent sous la menace de Leverkusen et du Lokomotiv Moscou (3 points chacun), et devront gérer un déplacement périlleux à Turin.

L’Atlético, pourtant meilleure défense de la Liga, s’est laissé surprendre une première fois en toute fin de première période, en encaissant un but naïvement. Thomas Partey, pas vraiment sous pression sur un corner, a voulu dégager un ballon de la tête: il a complètement dévissé sa frappe et trompé son propre gardien Jan Oblak, médusé! (1-0, 41e).

Mais le score à la pause n’avait rien l’illogique. Les quatrièmes du championnat d’Espagne n’étaient jamais parvenus en première période à prendre vraiment le contrôle du jeu, et avaient laissé Leverkusen se créer les meilleures occasions: par Kevin Volland, dont le tir a échoué sur Oblak (21e) et de nouveau sur un corner, lorsque Felipe a détourné le ballon sur sa propre barre (38e).

Au total, les Allemands avaient eu beaucoup plus de possession et avaient tiré neuf fois au but en 45 minutes, contre deux fois seulement pour les Espagnols.

Morata près d’égaliser

Peu après la reprise, Simeone a décidé de réagir. Il a fait entrer Thomas Lemar, un milieu de terrain, à la place du latéral gauche Renan Lodi, qui avait été l’ange gardien de l’ailier Karim Bellarabi depuis le début du match.

Le changement tactique a-t-il été mal géré par les joueurs? Dans la foulée, Bellarabi s’est retrouvé seul sur son aile, et a pu servir tranquillement Volland. Mario Hermoso a manqué l’interception, et Felipe, au marquage de Volland, a été impuissant à empêcher l’Allemand d’armer son tir. L’ex-international a battu Oblak de près (2-0, 55e).

Alvaro Morata, l’auteur du but de la victoire à l’aller, a failli renverser le match dans le temps additionnel. Alors que Madrid profitait d’une supériorité numérique après l’exclusion de Nadiem Amiri pour un tacle dangereux (85e), il a marqué à la 90e+4 (2-1). Dans la minute suivante, il s’est de nouveau retrouvé seul face au gardien Lukas Hradecky, qui a réussi la parade parfaite pour sauver les trois points de son équipe.