C1: la Juventus d’une courte tête contre le Zénit (1-0)

L’attaquant suédois Dejan Kulusevski de la Juventus Turin célèbre son but avec son coéquipier Moïse Kean sur les épaules lors du match de Ligue des champions contre le Zenit St. Petersbourg à Saint Petersbourg en Russie le 20 octobre 2021.
/ © 2021 AFP

La Juventus de Massimiliano Allegri, redevenue la reine du 1-0 efficace à défaut d’être spectaculaire, a encore servi son “tarif maison” au Zénit, mercredi à Saint-Pétersbourg, pour décrocher son troisième succès en trois matches en Ligue des champions.

Dejan Kulusevski a sauvé la soirée de la “Vieille dame” grâce à un coup de tête tardif (86e), donnant logiquement la victoire à la Juve, largement dominatrice mais qui a peiné à attraper le cadre russe (deux tirs cadrés).

“C’est une qualité importante de gagner aussi en jouant mal”, a estimé le jeune Suédois, auteur de son premier but en C1.

Le Zénit, qui avait déjà longtemps résisté à Chelsea lors de la 1re journée (0-1), a cru cette fois pouvoir tenir jusqu’au bout, pour faire aussi bien que le 0-0 décroché en 2008, lors de l’unique précédent entre les deux clubs à Saint-Pétersbourg.

Mais cela n’a pas suffi contre cette Juve à la confiance retrouvée, désormais bien lancée vers les huitièmes de finale avec ses 9 points en trois matches, avant de recevoir les Russes (3e avec 3 points) dans deux semaines.

Une Juve redevenue telle qu’Allegri l’aime : défensive, travailleuse et adepte du service minimum. Toutes compétitions confondues, elle reste sur six victoires consécutives, avant d’aller défier l’Inter Milan dimanche en Serie A.

Le résultat fait oublier une prestation mitigée, où la Juve a certes eu la maitrise technique mais a eu du mal à mettre du rythme. Après plusieurs tentatives contrées ou non cadrées de Federico Chiesa (26e, 39e, 40e), le premier tir cadré est venu de Weston McKennie, trouvé en profondeur par Alvaro Morata (51e).

Le second a été le bon avec la tête gagnante de Kulusevski, sur un centre de Mattia De Sciglio.

L’équipe de Sergeï Semak, malgré son déchet technique, aura eu le mérite de jouer les contres à fond, inquiétant à plusieurs reprises l’arrière-garde italienne. Wojciech Szczesny a notamment dû s’employer sur un tir puissant de Claudinho (18e) et une tête de Dmitrii Chistiakov (44e). Suffisant pour garder sa cage inviolée pour le quatrième match consécutif.