C1: fin de l’aventure européenne pour Rennes, battu 1-0 à Krasnodar

L’attaquant de Rennes Eduardo Camavinga (d) à la lutte avec le défenseur de Krasnodar Aleksandr Martynovich en Ligue des champions, le 2 décembre 2020 à Krasnodar (Russie)
/ © 2020 AFP

Après avoir perdu ses matches de gala contre Chelsea et Séville en Ligue des champions, Rennes s’est incliné 1-0 dans sa “finale” des petits mercredi à Krasnodar, se privant ainsi de la possibilité de poursuivre en Ligue Europa.

Il ne reste aux Bretons qu’un match pour l’honneur le 8 décembre contre Séville, avant de repartir à l’assaut des places européennes en championnat.

“Ce soir c’est une finale, et une finale ça se gagne”, avait prévenu le président du club breton Nicolas Holveck, mais les joueurs de Krasnodar, qui accumulaient les défaites depuis leur match nul 1-1 à l’aller à Rennes, avaient aussi reçu le même discours.

Certes, les hommes de Julien Stéphan se sont montrés plus appliqués en défense que ces dernières semaines, malgré les risques pris en attaque, qui ont nécessité quelques retours in extremis. Mais l’international suédois Marcus Berg a réussi à faire la différence.

“Une nouvelle fois, on a fait plus que jeu égal avec notre adversaire et une nouvelle fois, ça s’est joué sur l’efficacité. Donc il y a de la déception et de la frustration”, a commenté Julien Stéphan, sans vouloir parler d'”échec”, contrairement à son capitaine Damien Da Silva.

Dès l’entame du match, les Russes se sont montrés dangereux avec une frappe de Tonny Vilhena juste au-dessus de la barre (2e), mais les Rennais ont répondu avec une tête de James Lea Siliki (7e) et surtout un magnifique centre de Jérémy Doku pour Benjamin Bourigeaud (16e), qui s’est effondré dans la surface.

Les Rennais ont réclamé un pénalty pour un contact avec Kaio sur l’action, tout comme les Russes peu après pour une main bretonne dans la surface (27e), mais l’arbitre écossais William Collum n’a pas bronché.

Surpris sur une action anodine

Krasnodar a ensuite pris l’ascendant sur les Rouge et Noir, qui ont cependant continué à essayer de se projeter vers l’avant, harangués par Romain Salin, le gardien aligné à la place d’Alfred Gomis, touché lundi à l’entraînement.

Sous l’impulsion de Wanderson et du Français Rémy Cabella, ancien joueur de Montpellier passé par Marseille et Saint-Etienne, les Russes ont donné des sueurs froides aux supporters rennais avec une frappe de Cabella (27e), un superbe appel de balle de Marcus Berg sauvé de justesse par le capitaine Damien Da Silva (33e), ou encore une frappe de Berg détournée du pied par Salin (37e).

Certes, les Rennais sont revenus devant le but de Safonov, avec une tête de Benjamin Bourigeaud pas assez appuyée pour faire peur à Safonov (44e). Et en début de seconde période, Jérémy Doku est parvenu à s’enfoncer seul dans la surface avant de voir sa frappe déviée (47e).

Mais c’est encore une fois sur une action anodine en milieu de terrain que Rennes s’est fait surprendre: lancé en profondeur par Aleksandr Martynovich, qui venait de récupérer la balle, Berg a nettement pris le dessus sur Da Silva pour marquer d’une frappe du droit (1-0, 71e).

Devant 10.000 supporteurs russes déchaînés, les Rennais sont repartis à l’attaque, sans succès. “On aurait cru que le stade était plein”, a salué le jeune entraîneur de Krasnodar, Mourad Moussaïev (37 ans), en dédiant la victoire aux supporters.

Après être parvenus jusqu’en 8e de finale de Ligue Europa contre Arsenal en 2018/2019, les Bretons avaient terminé derniers de leur groupe de Ligue Europa la saison dernière. Ils avaient cependant remporté 2-0 leur dernier match à domicile, celui pour l’honneur, contre la Lazio Rome.