C1: derniers billets pour le dernier carré, le Real et City en pole

L’attaquant français du Real Madrid, Karim Benzema, exulte après un but lors du match de Liga contre le FC Barcelone, à Valdebebas, le 10 avril 2021
Par Jérémy TALBOT / © 2021 AFP

Après le PSG et Chelsea, qui d’autre dans le dernier carré? Le Real Madrid affronte Liverpool mercredi (21h00/19H00 GMT) en quart retour de Ligue des champions, gonflé par son succès 3-1 à l’aller, comme Manchester City qui défie Dortmund et Erling Haaland (aller: 2-1).

Au lendemain de la retentissante qualification aux dépens du Bayern Munich, tenant du titre, le Paris SG attend son adversaire pour les demi-finales, programmées les 27 et 28 avril puis les 4 et 5 mai: ce sera City ou bien le Borussia, tandis que le Chelsea de Thomas Tuchel, lui, défiera le lauréat de la double confrontation Real-Liverpool.

Et l’attribution de ces deux derniers billets reste très indécise. Car même si la “Maison blanche” de Zinédine Zidane et les Citizens de Pep Guardiola ont viré en tête à l’aller, les Reds et le BVB sont armés pour renverser la vapeur.

Le Liverpool FC, successeur en 2019 d’un Real sacré trois fois d’affilée, peut compter sur son armada offensive au complet pour rattraper son retard, de Sadio Mané à Roberto Firmino, en passant par Diogo Jota et Mohamed Salah.

L’Egyptien a entretenu la flamme de l’espoir à Madrid en marquant l’unique but des Anglais. Et samedi contre Aston Villa, il a de nouveau marqué, permettant aux Reds de briser la malédiction d’Anfield, où ils n’avaient pas encore gagné en 2021.

“Le faire nous-mêmes”

Même sans leur inconditionnel “Kop” de supporters, poumon rouge capable de transcender les joueurs, les hommes de Jürgen Klopp veulent écrire une nouvelle page de leur glorieuse histoire, jalonnée de retournements de situation épiques.

Contre Dortmund en 2016 ou Barcelone en 2019, par exemple, “les supporters nous avaient donné l’impression qu’on faisait trois mètres de haut, ils nous ont fait croire que c’était possible”, a relevé le défenseur Andrew Robertson. Mercredi, “il faudra le faire nous-mêmes”.

Le plus invraisemblable et le plus fabuleux renversement reste le “miracle d’Istanbul” quand l’équipe du capitaine Steven Gerrard, menée 3-0 en finale 2005, avait rattrapé l’AC Milan de Paolo Maldini en six minutes après la pause, pour finalement l’emporter aux tirs au but.

Hasard de l’histoire, c’est dans la métropole turque que la prochaine finale, le 29 mai, est programmée.

Le Real Madrid, stoppé en huitièmes de finale des deux dernières éditions, se présente cependant à Anfield avec un buteur en grande forme, en la personne de Karim Benzema, et un moral au zénith, quatre jours après son succès 2-1 dans le clasico contre le Barça.

Le club espagnol, monstre de la C1 sacré treize fois (un record), sera tout de même privé de Sergio Ramos, Raphaël Varane ou encore Eden Hazard.

“A Anfield sans peur”, titre mercredi le quotidien madrilène As, tandis que Marca, journal le plus vendu d’Espagne, parodie la célèbre pochette de l’album “Abbey Road” des Beatles, les quatre chanteurs originaires de Liverpool étant remplacés par des joueurs madrilènes, avec ce titre: “Demies Road”.

La menace Haaland

Manchester City n’a ni l’historique ni le palmarès du Real, mais le club anglais a la même ambition avant la manche retour mercredi à Dortmund, où il se déplace avec un court avantage acquis chez lui à l’aller.

Les richissimes Citizens ont certes participé à toutes les éditions depuis 2011-2012, mais ils n’ont atteint les demi-finales qu’une fois, en 2016, une curiosité qu’ils comptent bien effacer en Allemagne.

Il leur faudra néanmoins contenir le grand prodige Erling Haaland, meilleur buteur de l’édition en cours avec un total gigantesque de 10 buts en 7 rencontres. Le Norvégien de 20 ans a aussi une anomalie à corriger: muet à l’aller, il a jusqu’à présent marqué contre chaque adversaire rencontré en C1.

Sur la pelouse de City, face à l’ancien club de son père Alf-Inge, l’attaquant s’est contenté d’une passe décisive à son capitaine Marco Reus, incertain mercredi au même titre que le patron de la défense Mats Hummels.

“Les adversaires le redoutent, il tient bien la balle en pointe, il nous fait gagner des secondes de possession et ça nous permet d’être dangereux”, a souligné mardi son entraîneur Edin Terzic.

Se qualifier, “nous y croyons, mais la croyance seule ne va pas suffire”, a relevé celui qui a remplacé Lucien Favre en cours de saison. Face aux Anglais, a-t-il résumé, il faudra “travailler dur et être audacieux”.