C1/C3: Tuchel, Thiago Silva, Emery, la folle semaine des ex du PSG

La joie de l’entraîneur allemand de Chelsea, Thomas Tuchel, vainqueur (1-0) de Manchester City, en finale de la Ligue des Champions, le 29 mai 2021 au stade Dragao à Porto
/ © 2021 AFP

Thomas Tuchel et Thiago Silva vainqueurs la Ligue des champions samedi avec Chelsea, Unai Emery (Villarreal) lauréat mercredi de sa quatrième Ligue Europa… Ils ont quitté le PSG par la petite porte, mais aujourd’hui, les anciens Parisiens dominent l’Europe du football.

Tuchel, limogé à Paris et sacré à Chelsea

Pour l’entraîneur Thomas Tuchel, la rupture avec le PSG a été soudaine et brutale: après deux ans et demi de services, cela s’est fait le 23 décembre, en tête-à-tête avec le directeur sportif Leonardo, alors que l’Allemand se croyait protégé par le fait d’avoir atteint la première finale de C1 de l’histoire du club, perdue face au Bayern Munich (1-0).

“Professionnellement, j’ai passé un Noël de merde, mais je pense que j’ai eu le meilleur cadeau”, en a-t-il plaisanté à la radio anglaise.

Depuis qu’il a traversé la Manche, le technicien souabe ne quitte plus son sourire. Il a réussi ses débuts avec Chelsea et atteint samedi le Graal inattendu d’un sacre en Ligue des champions contre le Manchester City de Pep Guardiola (1-0).

“C’était ma deuxième finale, j’étais content d’être en finale l’an dernier, mais celle-là était différente d’une certaine façon, je l’ai ressenti en amont”, a-t-il savouré au micro de BT Sport.

Le tout en imposant sa patte (défense compacte, intensité, mentalité) quand celle de son successeur à Paris Mauricio Pochettino semble tarder à apparaître…

Thiago Silva n’a pas oublié Paris

“Je serai Parisien à vie”, avait lancé Thiago Silva en novembre 2019, dans un entretien au magazine France Football dont la “une” le montrait accoudé au comptoir d’un café, en train de siroter un expresso.

Détenteur d’un passeport français depuis deux ans, le défenseur brésilien s’était enraciné au PSG (2012-2020), où il figure dans le top 10 des joueurs comptant le plus d’apparitions (8e place, 315 matches).

“J’adore ce club, peut-être que je vais revenir, mais pas comme joueur”, avait-il glissé après la finale de C1 perdue contre le Bayern, son dernier match avec les Parisiens.

Mais en attendant un éventuel retour, le “Monstro” (36 ans) doit encore digérer l’épisode de son départ, qui l’a laissé amer.

“Avec toute la pression que j’ai eue au PSG pour gagner cette coupe, les gens cherchaient un coupable. À chaque fois c’était moi, c’est dommage, j’ai tout donné pour le club”, a-t-il déclaré samedi au micro de la chaîne RMC.

“J’espère qu’ils l’auront, je serais toujours Rouge et Bleu”, a aussitôt ajouté Silva qui a porté le maillot du PSG de 2012 à 2020 avant de rejoindre Chelsea l’été dernier.

En dépit d’une blessure qui l’a contrait à céder sa place juste avant la mi-temps de la finale samedi, ce sacre européen est “le moment le plus important de ma carrière”, a savouré le Brésilien. “C’est inoubliable, je suis très content, c’est le moment aussi d’avoir de la reconnaissance pour tout ce qu’a fait Paris pour moi.”

Emery est toujours l’homme de la C3

En finale à Gdansk mercredi, Unai Emery a retrouvé toute sa superbe dans sa compétition fétiche, la Ligue Europa, ajoutant un quatrième trophée avec Villarreal au triplé conquis avec Séville (2014, 2015, 2016).

De quoi redorer le blason du Basque, un peu terni par le bilan mitigé de ses années à Paris (2016-2018) et à Arsenal (2018-2019), malgré une nouvelle finale de C3 atteinte en 2019 avec les Gunners (et perdue contre… Chelsea).

Dans la capitale française, il reste vu comme l’un des hommes de la “remontada” historique subie en 2017 face au FC Barcelone (4-0, 1-6).

Mais Emery est un coriace, un besogneux, qui a étudié comme personne le jeu de Manchester United pour s’imposer en finale aux tirs au but mercredi au bout de la nuit (1-1 a.p., 11 t.a.b. à 10).

“Le secret, c’est le travail”, a commenté le technicien, qui montre comme Tuchel ou Thiago Silva qu’il y a une vie après un départ précipité du PSG.