C1: Ben Yedder-Volland, deux stars monégasques pour la piste aux étoiles

L’attaquant allemand Kevin Volland et son capitaine Wissam Ben Yedder, ici contre Montpellier à La Mosson, le 15 janvier 2021, forment un tandem efficace à l’AS Monaco
Par Christophe BELLEUDI / © 2021 AFP

Indispensables: même à court de compétition, Wissam Ben Yedder et Kevin Volland s’avancent comme les principaux atouts offensifs de Monaco mardi face au Sparta Prague (19h00) en 3e tour préliminaire aller de Ligue des champions, début d’un parcours du combattant jusqu’à la phase de poules.

“Wissam et Kevin ont disputé l’Euro et sont arrivés tardivement, explique l’entraîneur Niko Kovac. Ils n’ont que dix jours d’entraînement derrière eux. Il faut adapter leur charge de travail et trouver le bon équilibre par rapport à leur coéquipiers, qui ont été les premiers de L1 à reprendre.”

Le technicien monégasque est très attentif à la santé de ses joueurs. Et si l’un d’eux dispute une rencontre, c’est qu’au préalable, il a été jugé apte au niveau physique pour le temps de jeu demandé.

Or, mercredi dernier, six jours avant le déplacement crucial à Prague, il a fait débuter ses stars en amical contre la Real Sociedad (1-2). Alors qu’ils revenaient à peine de vacances et qu’ils avaient tout juste repris l’entraînement, le Français et l’Allemand ont même disputé, ensemble, la première période. Histoire de retrouver rapidement des automatismes…

“Il ne seront pas prêts pour jouer 90 minutes, souligne Kovac. C’est la raison pour laquelle je les ai fait jouer 45 minutes contre Saint-Sébastien. Comme (Aleksandr) Golovin, qui a débuté par une mi-temps, puis soixante minutes, on y va pas à pas, en augmentant la charge.”

Force de frappe

A Prague cependant, le duo de buteurs monégasques animera bien l’attaque des Rouge et Blanc. Car à eux deux, il représentent 36 buts (20 pour Ben Yedder et 16 pour Volland) et 14 passes décisives (7 chacun) en championnat la saison dernière. Kovac ne peut se passer d’une telle force de frappe.

D’autant que son escouade offensive est plus dégarnie que la saison dernière. Stevan Jovetic, laissé libre, a rejoint le Hertha Berlin. Et son successeur désigné, Myron Boadu, ne s’est toujours pas engagé officiellement.

De plus, les jeunes du groupe ont du mal à démontrer leurs qualités depuis de long mois. Wilson Isidor, de retour d’un prêt fructueux à Bastia-Borgo (National) mais touché par le Covid-19, est toujours en quarantaine. Pietro Pellegri, lui, se remet progressivement d’un énième problème musculaire. Restent Krepin Diatta, l’intermittent Willem Geubbels et l’inexpérimenté néerlandais Anthony Musaba, qui évoluent plus souvent sur un côté.

Eviter le piège

Le capitaine Ben Yedder, nouveau N.10 depuis le départ de Jovetic, dont le dernier match de Ligue des champions remonte au printemps 2018 (0-0 en quarts retour contre le Bayern Munich avec Séville) mais dont le dernier match européen s’est déroulé la saison suivante, en Ligue Europa à Prague une nouvelle fois, contre le Slavia, devra donc déjà être en grande forme pour mener son équipe et éviter le piège.

En face, le Sparta le sera assurément. Les Tchèques ont débuté leur championnat par deux victoires (dont une dernière probante 5-0 sur la pelouse du Slovan Liberec) et ont sorti le Rapid Vienne (1-2, 2-0) au tour précédent.

Le Stade Letná, désormais appelé Generali Arena, sera comble de 18.000 supporters. Et la jeune garde du club, dont l’attaquant prodige Adam Hlozek (19 ans), qui a disputé quatre rencontres avec la République tchèque à l’Euro, voudra encore briller sur la scène continentale pour faire tomber Ben Yedder, Volland et compagnie…

Pour les stars monégasques, le chemin s’annonce donc semé d’embuches avant de pouvoir fouler la piste aux étoiles. Car en cas de qualification, ce sera un adversaire tout aussi piégeux, le Shakhtar Donetsk ou Genk, qui se dressera sur la route de Monaco en barrages (aller 17 et 18 août, retour 24 et 25 août).