C1: Angel Di Maria, la lumière et la nuit

L’attaquant argentin du PSG Angel Di Maria à Leipzig en Ligue des champions, le 4 novembre 2020
/ © 2020 AFP

Mbappé, Neymar et Icardi sur le flanc, il ne restait des “quatre fantastiques” que Di Maria mercredi à Leipzig: mais l’Argentin n’a pas rejoué son fabuleux match de la demi-finale de Lisbonne contre le même RB, et n’a pas su porter son équipe pour éviter la défaite.

Côté lumière, Di Maria a ouvert le score dès la 6e minute. Côté ombre, il a manqué un pénalty dix minutes plus tard, un potentiel 2-0 d’entrée qui aurait changé la face du match.

On joue depuis six minutes seulement lorsque le défenseur international français de Leipzig Dayot Upamecano commet une énorme erreur dans ses trente mètres, en rendant un ballon à Moise Kean. L’Italien lance en profondeur Angel Di Maria, qui mystifie le gardien de Leipzig d’une subtile pichenette de l’extérieur du pied gauche.

1-0 dès la première occasion, Di Maria “l’ancien”, du haut de ses 32 ans et de ses 86 matches de Ligue des champions, inscrit son 22e but dans la compétition reine, et met le Paris SG sur orbite.

Il aurait pu devenir le héros du match quelques minutes plus tard. Sur une main de Upamecano, bien malheureux ce mercredi soir, l’arbitre accorde un pénalty aux Parisiens (16e). En l’absence de Neymar et Mbappé, Di Maria prend la responsabilité de tirer. Il cherche à placer le ballon en force sur la droite de Peter Gulacsi, mais le portier de Leipzig se détend bien et repousse sa frappe.

Paris va ensuite encaisser deux buts, ravivant les regrets de cette occasion manquée.

Aveu d’impuissance

Di Maria “est toujours un joueur clé, mais il manque de rythme, il ne faut pas trop attendre de lui”, avait pourtant mis en garde son entraîneur Thomas Tuchel. Puni pour avoir craché en direction d’Alvaro lors du sulfureux PSG-OM de septembre, Di Maria a en effet été suspendu quatre matches en Ligue 1 et ne reprendra le championnat 1 que ce week-end.

“Il a besoin de rythme”, avait ajouté le technicien allemand, “car il aime jouer beaucoup, pour gagner de la confiance, dans le dribbling, la finition, il a seulement joué la C1 pour nous, je ne veux pas mettre toute la pression sur ses épaules. Mais ça reste comme toujours un joueur clé, super important.”

Tuchel avait raison. Di Maria n’a jamais semblé en mesure de renverser le match. Loin de son niveau du mois d’août et de la demi-finale de Ligue des champions gagnée 3-0 contre Leipzig, où il avait réussi un but et deux passes décisives.

Cette fois encore, on l’a vu se battre beaucoup, mais avec plus ou moins de réussite, et faire parfois de mauvais choix, comme cette situation de deux contre deux avec Kean, mal négociée trois minutes seulement après son but (9e).

Il a ensuite mis de l’énergie pour chercher les combinaisons offensives, toujours avec Kean de préférence, notamment sur les longs contres parisiens, mais aussi pour participer au pressing défensif, conformément aux consignes de Thomas Tuchel. En vain.

A la 62e minute, après une chevauchée sur son aile droite, il a tenté sa chance de loin de l’extérieur du gauche. Le tir, sans danger, a été bloqué par le gardien du RB. Comme un aveu d’impuissance du Paris SG ce mercredi soir.